• [^] # Re: partage non-marchand et police du Net

    Posté par . En réponse à la dépêche Tous auteurs, tous citoyens, tous politiques. Évalué à 4. Dernière modification le 21 avril 2012 à 06:57.

    Fred, Je suis très inquiet, j'ai l’impression qu'EELV dans tes propos, prend des concepts que vous ne maîtrisez pas. J'étais très heureux quand Eva Joly a rencontré RMS, maintenant je me demande si ce n'était pas juste un coup de communication.

    Voilà les réactions de Benjamin Bayart, suite à la fermeture de Megaupload :

    http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/megaupload-l-hadopi-contre-benjamin-bayart-20-01-2012-1421508_47.php

    "
    Benjamin Bayart :

    "Premièrement, la fermeture de Megaupload n'a rien à voir avec les lois Hadopi, Sopa, Pipa ou Acta dont on parle beaucoup ces derniers temps. C'est du bon droit à l'ancienne qui a été appliqué, et cela prouve donc que ces lois idiotes et liberticides sont inutiles (…)

    Ce qui est sûr, c'est que Megaupload est traité par les autorités comme la grande délinquance, comme un cartel de la drogue. Même les réseaux de prostitution ne sont pas traités de la sorte (…)

    Il y a un moyen naturel et normal de partager des données, qui est l'échange entre particuliers sur Internet. On essaie aujourd'hui de l'empêcher, et cela mène automatiquement à des dérives mafieuses. On retrouve le même mécanisme qu'avec la prohibition aux États-Unis, et Al Capone qui en a profité ! "

    Par ailleurs quand la quadrature du net affirme (http://www.laquadrature.net/fr/megaupload-l-industrie-du-copyright-en-guerre-contre-les-creatures-qu-elle-a-enfante) : "MegaUpload est un sous-produit direct de la guerre menée contre le partage pair à pair hors-marché entre individus. Après avoir promu une législation qui a encouragé le développement des sites centralisés, les lobbies du copyright leur déclarent aujourd'hui la guerre."

    Ne peut on penser que les vrais mafieux, c’est cette industrie du disque, et ses réseaux politiques, financiers …

    De fait affirmer devant "un lobby du copyright" : "Je suis pour une police mondiale contre le piratage", c'est directement s’inféoder au lobby du divertissement.
    Étant entendu que la légalisation du partage supprime toute économie mafieuse liée aux téléchargements "illégaux d’œuvres copyright".

    Pourquoi ne pas avoir condamné ces propos officiellement en affirmant que les partis politiques n'avaient pas à combattre les mafias que généré l'industrie du disque, et que si "des polices mondiales" devaient voir le jour, d'autres crimes plus graves que le téléchargement de fichier devrait être combattu. "

    Affirmer cela à cette réunion des lobbyistes de l'industrie du disque est grave, c'est faire leur jeu. Pour moi ce n'est pas sans conséquence.
    (http://www.pcinpact.com/news/70168-hadopi-ump-ps-touspourlamusique-presidentielle.htm)