• [^] # Re: ()

    Posté par . En réponse au journal [présidentielles] 1 million d'électeurs. Évalué à 1.

    Tout ça, ça reste du Renan tout craché :

    L'homme, Messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu, est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans la passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet. Le chant spartiate : «Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes» est dans sa simplicité l'hymne abrégé de toute patrie

    Un peu plus bas dans le même texte :

    L'existence d'une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie

    Ce type de discours «Qu'est-ce qu'on est bien ensemble vu notre projet multi-séculaire et les autres n'ont pas à fourrer leur nez dedans parce que c'est nous qui avons décidé qu'on serait tous ensemble face au reste» a toujours de beaux jours devant lui.