La technologie, ce n'est pas que l'informatique. C'est aussi la mécanique, l'électronique, le génie des procédés, etc…
Il est vrai que cela me désespère parfois de voir ma fille utiliser la télécommande sans même se demander comment ça marche. Pareil pour le téléphone, le micro-onde, l'ordinateur etc… Mais au fond ce sont des objets avec lesquels elle est familière depuis la naissance, alors que pour moi la télécommande était un objet magique (oui chez mes parents il fallait appuyer sur les boutons de la télé). Mais enfin on a visité un moulin à vent, et la visite l'a passionnée. Chaque fois qu'on va à Paris (tous les 2 ans environ) elle réclame une visite au Palais de la Découverte. Alors… Peut-être que cela viendra plus tard pour le reste.
Pour l'informatique, moi-même je n'ai commencé à m'intéresser à l'informatique qu'au Lycée, et encore, un tout petit peu (les maths et la physique m'intéressaient largement plus). C'est surtout en école d'ingénieur que je me suis rendue compte que cela me plaisait. Il parait que c'est le cas de la plupart des jeunes filles qui se lancent dans l'informatique (découverte sur le tard). J'ai même une collègue qui s'est reconvertie à 30 ans.
Et finalement, s'il y a peu de femmes dans l'article de l'Usine Nouvelle, ce n'est pas seulement parce que peu de femmes se lancent dans l'informatique. C'est aussi parce que peu de femmes arrivent à des postes importants comme ceux présentés au début (directeur, PDG…). C'est vrai partout. D'ailleurs, personne n'a fait la remarque, ils en ont trouvé beaucoup plus dans la recherche…
Cela ne m'étonne pas du tout quand je vois les difficultés que les femmes ont à se faire reconnaître dans ce boulot de merde. Pas trop en début de carrière, mais passé 35-40 ans, il faut voir! Toutes celles que je connais, y compris les plus brillantes, sont empêchées d'aller sur des missions que des mecs moins bons arrivent à faire. Mon chef me dit que c'est une question d'affirmation, de caractère, que les femmes n'ont pas assez confiance en elles :/ Pourtant, celles qu'on encourage prennent confiance, celles qu'on dévalorise perdent confiance (je ne vois pas en quoi c'est différent des hommes, mais eux on les encourage plus, c'est évident). Alors pour arriver sur des postes aussi élevés que ceux présentés, il y a un sacré écrémage. Si les femmes sont légèrement défavorisées à tous les étages, ben cela ne va pas haut.
Autre chose : il est inconcevable dans l'esprit de pas mal de gens (et en particulier des clients, surtout s'ils ont passé un certain âge, qu'une femme soit compétente techniquement. Alors j'ai bien l'impression que certains chefs en SSII ne proposent que des hommes pour des postes très techniques, pour rassurer le client. Enfin c'est comme cela que je m'explique que toutes celles que je connais qui sont vraiment intéressées par la technique (il y en a quelques-unes, j'en connais 3 dans ma boite, 4 dans d'autres boites) se sont fait à un moment ou un autre, fortement conseillé de bifurquer vers des postes fonctionnels ou de management. Pas les hommes.
[^] # Re: .
Posté par Flo . En réponse au journal Génération Z de neuneux. Évalué à 8.
La technologie, ce n'est pas que l'informatique. C'est aussi la mécanique, l'électronique, le génie des procédés, etc…
Il est vrai que cela me désespère parfois de voir ma fille utiliser la télécommande sans même se demander comment ça marche. Pareil pour le téléphone, le micro-onde, l'ordinateur etc… Mais au fond ce sont des objets avec lesquels elle est familière depuis la naissance, alors que pour moi la télécommande était un objet magique (oui chez mes parents il fallait appuyer sur les boutons de la télé). Mais enfin on a visité un moulin à vent, et la visite l'a passionnée. Chaque fois qu'on va à Paris (tous les 2 ans environ) elle réclame une visite au Palais de la Découverte. Alors… Peut-être que cela viendra plus tard pour le reste.
Pour l'informatique, moi-même je n'ai commencé à m'intéresser à l'informatique qu'au Lycée, et encore, un tout petit peu (les maths et la physique m'intéressaient largement plus). C'est surtout en école d'ingénieur que je me suis rendue compte que cela me plaisait. Il parait que c'est le cas de la plupart des jeunes filles qui se lancent dans l'informatique (découverte sur le tard). J'ai même une collègue qui s'est reconvertie à 30 ans.
Et finalement, s'il y a peu de femmes dans l'article de l'Usine Nouvelle, ce n'est pas seulement parce que peu de femmes se lancent dans l'informatique. C'est aussi parce que peu de femmes arrivent à des postes importants comme ceux présentés au début (directeur, PDG…). C'est vrai partout. D'ailleurs, personne n'a fait la remarque, ils en ont trouvé beaucoup plus dans la recherche…
Cela ne m'étonne pas du tout quand je vois les difficultés que les femmes ont à se faire reconnaître dans ce boulot de merde. Pas trop en début de carrière, mais passé 35-40 ans, il faut voir! Toutes celles que je connais, y compris les plus brillantes, sont empêchées d'aller sur des missions que des mecs moins bons arrivent à faire. Mon chef me dit que c'est une question d'affirmation, de caractère, que les femmes n'ont pas assez confiance en elles :/ Pourtant, celles qu'on encourage prennent confiance, celles qu'on dévalorise perdent confiance (je ne vois pas en quoi c'est différent des hommes, mais eux on les encourage plus, c'est évident). Alors pour arriver sur des postes aussi élevés que ceux présentés, il y a un sacré écrémage. Si les femmes sont légèrement défavorisées à tous les étages, ben cela ne va pas haut.
Autre chose : il est inconcevable dans l'esprit de pas mal de gens (et en particulier des clients, surtout s'ils ont passé un certain âge, qu'une femme soit compétente techniquement. Alors j'ai bien l'impression que certains chefs en SSII ne proposent que des hommes pour des postes très techniques, pour rassurer le client. Enfin c'est comme cela que je m'explique que toutes celles que je connais qui sont vraiment intéressées par la technique (il y en a quelques-unes, j'en connais 3 dans ma boite, 4 dans d'autres boites) se sont fait à un moment ou un autre, fortement conseillé de bifurquer vers des postes fonctionnels ou de management. Pas les hommes.