• # Et le désistement automatique...

    Posté par . En réponse au journal Élection présidentielle en France. Évalué à 3.

    Sans entrer dans le bien-fondé d'une démocratie élective et représentative qui n'est pas une démocratie (le plus drôle dans ce registre est l'affiche de Mélenchon qui dit "Prenez le pouvoir", alors qu'il s'agit juste de le lui donner), on peut trouver des modes de scrutin à la fois plus simples et plus justes.

    Certains (ref ?) ont proposé le désistement automatique : chaque candidat soumet sa liste de préférences des autres candidats au cas où il ne serait pas élu AVANT le scrutin.

    Les électeurs savent donc pour qui ils votent, et à défaut, sur qui leurs voix se reporteront si leur candidat préféré est mal placé.

    À l'issue de l'unique tour, on compte les bulletins pour chaque candidat. Le candidat arrivé en dernier donne ses voix à son préféré et il est rayé de la liste. Le nouveau dernier donne ses voix à son préféré parmi les restants, etc. À la fin, il n'en reste qu'un : celui qui a fédéré le plus de voix à travers les autres candidats.

    Pour reprendre les exemples fournis ci-dessus, en 2002, Le Pen n'aurait eu aucun désistement, et serait donc resté à ses 17 %, tandis que Jospin aurait bénéficié des reports de Chevènement, etc. (qui, eux-même, auraient pu avoir des scores très différents).

    Quant à Bayrou, il aurait pu bénéficier du report de nombreux candidats.

    Ce mode de scrutin a l'énorme avantage d'éviter l'abominable "vote utile". Un électeur très à gauche votera pour le candidat d'extrême gauche, sachant que ses voix finiront à la gauche modérée. Ou, pourquoi pas, la gauche modérée sera distancée par l'extrême. On verra alors si les sympathies du candidat de gauche modérée vont vers le centre ou vers l'extrême gauche. Chacun pourra vraiment compter ses sympathisants.