Et ? Ça aide juste les utilisateurs qui n'ont pas à changer les noms qu'ils tapent. Je ne vois pas en quoi cela change le fait qu'il faut aller sur chacune des machines ayant une IP statique (chaque serveur, routeur, commutateur, point d'accès, probablement les imprimantes aussi. Seuls les hôtes en DHCP vont y échapper) et changer le préfixe réseau partout où il apparaît (et oui, il y a des tas d'endroits où il va se nicher : les conf' des multiples interfaces de ton serveur, mais aussi ton resolv.conf car ton serveur de noms interne va aussi changer d'adresse, le $mynetworks de ton Postfix, tes /etc/hosts.{allow,deny}, j'en passe et des meilleures).
Bien sûr, tu peux utiliser un truc du genre clusterssh/mssh/pssh pour tenter de mettre à jour tout le monde en même temps, mais à moins que tes serveurs soient tous configurés de la même manière (même distrib', mêmes services, fichiers de conf' très proches), ça ne sera pas gagné pour autant. Sans compter qu'il faut préparer et tester un minimum. Perso, je vois facilement deux jours de perdus pour l'admin, plus les oublis qui vont générer des tensions (« vous n'arrivez plus à vous connecter ? Ah mince, j'ai dû oublier de mettre à jour le fichu pare-feu, un instant »). Et là, tes noms de machine, ça devient très secondaire.
AMPSHA, ce qu'il aurait fallu écrire™ est « c'est pour ça qu'on prend des plages d'adresses portables et qu'on fait du bégépé ». Sauf que, tout d'un coup, entre les frais pour être LIR, le routeur pour faire ça et les deux transits avec BGP, ça ne coûte plus la même chose, et la proposition ne passera plus auprès d'une boîte moyenne qui se débrouille avec genre une ligne SDSL plus une ADSL. Donc, oui, ça me désole de le dire, mais (HIP et autres protocoles fumeux mis à part), le NAT est utile même en IPv6 (mais moins casse-bombons : si tu peux mapper une /48 à une autre /48, tu n'as pas besoin de PAT qui est la principale épine dans le pied du NAT44).
[^] # Re: Free as a bird
Posté par William Steve Applegate . En réponse à la dépêche Événement G6 - IPv6 - 11 avril 2012 - Paris. Évalué à 3.
Et ? Ça aide juste les utilisateurs qui n'ont pas à changer les noms qu'ils tapent. Je ne vois pas en quoi cela change le fait qu'il faut aller sur chacune des machines ayant une IP statique (chaque serveur, routeur, commutateur, point d'accès, probablement les imprimantes aussi. Seuls les hôtes en DHCP vont y échapper) et changer le préfixe réseau partout où il apparaît (et oui, il y a des tas d'endroits où il va se nicher : les conf' des multiples interfaces de ton serveur, mais aussi ton resolv.conf car ton serveur de noms interne va aussi changer d'adresse, le $mynetworks de ton Postfix, tes /etc/hosts.{allow,deny}, j'en passe et des meilleures).
Bien sûr, tu peux utiliser un truc du genre clusterssh/mssh/pssh pour tenter de mettre à jour tout le monde en même temps, mais à moins que tes serveurs soient tous configurés de la même manière (même distrib', mêmes services, fichiers de conf' très proches), ça ne sera pas gagné pour autant. Sans compter qu'il faut préparer et tester un minimum. Perso, je vois facilement deux jours de perdus pour l'admin, plus les oublis qui vont générer des tensions (« vous n'arrivez plus à vous connecter ? Ah mince, j'ai dû oublier de mettre à jour le fichu pare-feu, un instant »). Et là, tes noms de machine, ça devient très secondaire.
AMPSHA, ce qu'il aurait fallu écrire™ est « c'est pour ça qu'on prend des plages d'adresses portables et qu'on fait du bégépé ». Sauf que, tout d'un coup, entre les frais pour être LIR, le routeur pour faire ça et les deux transits avec BGP, ça ne coûte plus la même chose, et la proposition ne passera plus auprès d'une boîte moyenne qui se débrouille avec genre une ligne SDSL plus une ADSL. Donc, oui, ça me désole de le dire, mais (HIP et autres protocoles fumeux mis à part), le NAT est utile même en IPv6 (mais moins casse-bombons : si tu peux mapper une /48 à une autre /48, tu n'as pas besoin de PAT qui est la principale épine dans le pied du NAT44).
Envoyé depuis mon PDP 11/70