Je n'ai jamais dit qu'une règlementation implique une planification. Actuellement, on vit dans une société ultra-règlementée, mais pas du tout planifiée (on navigue à vue).
Par contre, le développement durable implique nécessairement une planification, et je ne vois pas comment on peut planifier quoi que ce soit sans règlementer. En gros, il faut poser des contraintes au monde économique pour imposer des comportements bénéfiques à la collectivité. Ces comportements bénéfiques sont nécessairement délétères au niveau de l'entreprise ou de l'individu (autrement, ils les auraient déja adoptés). Par conséquent, toute planification écologique repose sur un État fort qui impose des normes, des contraintes, et des règlements, et qui les fait appliquer par les acteurs économiques. Je ne vois pas comment ça peut s'inscrire dans une doctrine libérale.
De toutes manières, je ne comprends pas les bases de la doctrine libérale, car il faut forcément imposer une limite au delà de laquelle l'idéologie libérale ne peut plus s'appliquer, car trop opposée à des principes moraux universels. Par exemple, un médecin (profession "libérale", ah ah), dans un monde libéral, choisit les patients qu'il soigne ; il gère son activité comme une entreprise familiale, et comme toute entreprise dans un système libéral, cherche à maximiser le profit. Cette idéologie se heurte sans cesse au serment d'Hypocrate, aux lois sur la non-assistance à personne en péril, et plus généralement au sens moral : personne n'accepterait qu'un médecin refuse de soigner un patient en urgence car ce dernier n'aurait pas les moyens de rémunérer le praticien. Il faut donc mettre une limite légale au libéralisme dans le domaine médical. On a exactement la même chose pour la production de médicaments, de produits alimentaires, pour les transports, pour la culture, pour le sport, pour l'éducation, etc., bref, on ne peut prôner qu'une sorte de semi-libéralisme complètement bridé par la morale. De mon point de vue, même si le libéralisme économique apporte de la croissance et tout ce qu'on veut pour maintenir une économie florissante, ses bases idéologiques sont bien trop faiblardes pour permettre de consruire un projet de société.
[^] # Re: ni de la gauche ni de la droite
Posté par arnaudus . En réponse au journal Le parti pirate sur France Inter. Évalué à 1.
Je n'ai jamais dit qu'une règlementation implique une planification. Actuellement, on vit dans une société ultra-règlementée, mais pas du tout planifiée (on navigue à vue).
Par contre, le développement durable implique nécessairement une planification, et je ne vois pas comment on peut planifier quoi que ce soit sans règlementer. En gros, il faut poser des contraintes au monde économique pour imposer des comportements bénéfiques à la collectivité. Ces comportements bénéfiques sont nécessairement délétères au niveau de l'entreprise ou de l'individu (autrement, ils les auraient déja adoptés). Par conséquent, toute planification écologique repose sur un État fort qui impose des normes, des contraintes, et des règlements, et qui les fait appliquer par les acteurs économiques. Je ne vois pas comment ça peut s'inscrire dans une doctrine libérale.
De toutes manières, je ne comprends pas les bases de la doctrine libérale, car il faut forcément imposer une limite au delà de laquelle l'idéologie libérale ne peut plus s'appliquer, car trop opposée à des principes moraux universels. Par exemple, un médecin (profession "libérale", ah ah), dans un monde libéral, choisit les patients qu'il soigne ; il gère son activité comme une entreprise familiale, et comme toute entreprise dans un système libéral, cherche à maximiser le profit. Cette idéologie se heurte sans cesse au serment d'Hypocrate, aux lois sur la non-assistance à personne en péril, et plus généralement au sens moral : personne n'accepterait qu'un médecin refuse de soigner un patient en urgence car ce dernier n'aurait pas les moyens de rémunérer le praticien. Il faut donc mettre une limite légale au libéralisme dans le domaine médical. On a exactement la même chose pour la production de médicaments, de produits alimentaires, pour les transports, pour la culture, pour le sport, pour l'éducation, etc., bref, on ne peut prôner qu'une sorte de semi-libéralisme complètement bridé par la morale. De mon point de vue, même si le libéralisme économique apporte de la croissance et tout ce qu'on veut pour maintenir une économie florissante, ses bases idéologiques sont bien trop faiblardes pour permettre de consruire un projet de société.