• # Combien de marins, combien de capitaines ?

    Posté par . En réponse au journal L'échec du bureau libre sous Linux réside paradoxalement dans le fait qu'il n'est pas assez libre.. Évalué à 2.

    La vraie question est de savoir quel est le véritable "public" des utilisateurs (combien de marins) aujourd'hui et dans les années à venir ? et combien de décideurs pas pressés (combien de capitaines ?) ?

    Très peu de boites laissent l'opportunité de choisir leur "desktop". En ce moment, je suis même sur XP (au secours) et je n'ai l'autorisation ni d'utiliser un dual boot, ni une VM.

    Les boites qui ont fait le choix (éclairé ?) d'un desktop Linux sont peu nombreuses et ne laissent pas beaucoup de choix à leurs utilisateurs (limitation des droits, boot sur une image rafraichie tous les jours, etc.). On trouve beaucoup de serveurs sous Linux mais les barbus qui s'en occupent ne lancent pas d'interfaces graphiques de toutes façons, alors que les admins windows font encore beaucoup de choses en graphique.

    La "bataille pour le desktop", c'est déjà du passé et elle ne se jouait pas vraiment sur les aspects techniques de toute façon. Elle reste riche d'enseignement pour la suite :
    1. Les décideurs pressés préfèrent sortir un gros chèque pour des licences que de prendre le risque d'un changement.
    2. 80% des utilisateurs ont un Windows à la maison et sont donc "pré-formattés" pour du Windows en entreprise (et vice versa).
    3. Il est toujours difficile d'acheter du matériel sans OS (Microsoft reste à la limite de la légalité sur certains sujets)

    Le sujet d'actualité est plus dans la virtualisation du poste de travail et dans l'accès à la "plateforme applicative d'entreprise" car les "décideurs pressés" sont tout excités par les smartphones et les tablettes pas libres ("Les PCs fixes ? Ca sert encore à quelqu'un ?" #truestory).

    Enzo Bricolo