Posté par Papey .
En réponse à la dépêche Logiciel libre et Big Data.
Évalué à 3.
Dernière modification le 16 mars 2012 à 23:30.
Cela pose plusieurs problèmes.
Garder le terme anglo-saxon équivaut à renoncer à acclimater le concept à notre culture propre, inscrite dans le « génie » de notre langue au fil des siècles. Quand le nombre de termes importés tels quels reste limité, ce n'est pas vraiment un problème. Quand celui-ci se multiplie, comme c'est le cas avec l'anglais, c'est au final la culture française/francophone qui doit s'effacer point à point face aux concepts anglo-saxons, certes porteurs de sens dans leur langue d'origine mais manifestement pas dans la nôtre. Cela crée fil du temps un ensemble inhomogène, une mosaïque de plus en plus difficile à assimiler, créatrice de tensions voire de souffrance à plus long terme, en plus d'être inefficace car moins « parlante ».
C'est enfin une question d'indépendance terminologique, dont dépend en partie la souveraineté politique (au sens large) in fine. Qui ne maîtrise plus une partie de son vocabulaire ne maîtrise plus les idées afférentes (comme on l'a vu), et ne peut plus faire ses propres choix en toute indépendance.
[^] # Re: Proposition de traduction
Posté par Papey . En réponse à la dépêche Logiciel libre et Big Data. Évalué à 3. Dernière modification le 16 mars 2012 à 23:30.
Cela pose plusieurs problèmes.
Garder le terme anglo-saxon équivaut à renoncer à acclimater le concept à notre culture propre, inscrite dans le « génie » de notre langue au fil des siècles. Quand le nombre de termes importés tels quels reste limité, ce n'est pas vraiment un problème. Quand celui-ci se multiplie, comme c'est le cas avec l'anglais, c'est au final la culture française/francophone qui doit s'effacer point à point face aux concepts anglo-saxons, certes porteurs de sens dans leur langue d'origine mais manifestement pas dans la nôtre. Cela crée fil du temps un ensemble inhomogène, une mosaïque de plus en plus difficile à assimiler, créatrice de tensions voire de souffrance à plus long terme, en plus d'être inefficace car moins « parlante ».
C'est enfin une question d'indépendance terminologique, dont dépend en partie la souveraineté politique (au sens large) in fine. Qui ne maîtrise plus une partie de son vocabulaire ne maîtrise plus les idées afférentes (comme on l'a vu), et ne peut plus faire ses propres choix en toute indépendance.