Le problème en informatique n'est pas que les entreprises ne veulent pas de femmes, mais que les femmes ne veulent pas faire de l'informatique. C'est pour moi le problème de base. Un quota n'aurait comme effet que de favoriser beaucoup trop la petite minorité, et ce de façon injuste par rapport à un homme dans la même situation.
Il y a bien entendu de ça. Il y a aussi des attitudes sexistes — dans le sens où, le milieu étant très masculin, certains ne comprennent pas qu'un humour de poilu, entre poilus, ne sera pas forcément reçu très très bien par une femme (parfois si hein, j'ai plein de copines infoteuses qui adorent ça et parfois se marient avec). Mais il suffit de voir la façon dont les filles se comportent vis à vis des mecs en école d'ingé, entre les différentes spécialités, c'est assez intéressant… :-)
Même si ça tend à changer, l'image du développeur ou de l'admin, ça reste encore beaucoup celle de « l'ingénieur informaticien ». J'attends de voir dans 5-10 ans, quand les ados nés avec un smartphone entre les mains seront en âge de choisir leurs études. Ça commence déjà doucement, mais je pense que ça va continuer.
Concernant l'étude que tu cites pour les médecins, j'ai une question et une remarque.
Quels sont les chiffres de 2010 ? C'est pas juste pour chipoter (quoi qu'un peu quand même, j'avoue). Ce que je veux dire, c'est que le choix d'exercer un métier à forte composante relationnelle, etc., vient très certainement (comme nous en discutions ailleurs dans ce journal) d'un certain type de conditionnement, j'en conviens. J'aimerais voir l'évolution de tout ça, c'est tout. Bref, ce serait bien de voir l'évolution de la profession en termes de populations féminines/masculines.
Quant à ma remarque :
Maintenant montre moi que le cas général est différent de celui là, ie que l'on a pas un vrai choix de professions moins chronophages et "difficiles" par les femmes. On a une expérience parfaite, qui montre que ce sont les choix qui déterminent l'orientation, et non le genre, qui n'intervient qu'indirectement via le conditionnement.
L'expérience est loin d'être parfaite. Elle concerne une catégorie de métier bien précise : les professions libérales. Je ne conteste pas du tout sa validité, ni son intérêt. J'ai des exemples de connaissances ou d'amies qui sont avocates ou pharmaciens1, d'autres professions libérales avec de fortes compétences. Et ces amies bossent comme des malades. J'ai envie de dire malgré tout, que c'est le cas aussi des commerçants en règle générale (la comparaison est limite, je l'admets, mais pour ce qui est du pharmacien, pas tant que ça ;-p).
Concernant les métiers en tant qu'employé, je pense que la situation est différente.
[1] Il paraît que, de même que « la boulangère » est la femme du boulanger, « la pharmacienne » est la femme du pharmacien. Donc la fonction de pharmacien semble de genre masculin quoi qu'il arrive.
[^] # Re: Merci
Posté par lasher . En réponse au journal Journée de la femme : frustration et marketing. Évalué à 2.
Il y a bien entendu de ça. Il y a aussi des attitudes sexistes — dans le sens où, le milieu étant très masculin, certains ne comprennent pas qu'un humour de poilu, entre poilus, ne sera pas forcément reçu très très bien par une femme (parfois si hein, j'ai plein de copines infoteuses qui adorent ça et parfois se marient avec). Mais il suffit de voir la façon dont les filles se comportent vis à vis des mecs en école d'ingé, entre les différentes spécialités, c'est assez intéressant… :-)
Même si ça tend à changer, l'image du développeur ou de l'admin, ça reste encore beaucoup celle de « l'ingénieur informaticien ». J'attends de voir dans 5-10 ans, quand les ados nés avec un smartphone entre les mains seront en âge de choisir leurs études. Ça commence déjà doucement, mais je pense que ça va continuer.
Concernant l'étude que tu cites pour les médecins, j'ai une question et une remarque.
Quels sont les chiffres de 2010 ? C'est pas juste pour chipoter (quoi qu'un peu quand même, j'avoue). Ce que je veux dire, c'est que le choix d'exercer un métier à forte composante relationnelle, etc., vient très certainement (comme nous en discutions ailleurs dans ce journal) d'un certain type de conditionnement, j'en conviens. J'aimerais voir l'évolution de tout ça, c'est tout. Bref, ce serait bien de voir l'évolution de la profession en termes de populations féminines/masculines.
Quant à ma remarque :
L'expérience est loin d'être parfaite. Elle concerne une catégorie de métier bien précise : les professions libérales. Je ne conteste pas du tout sa validité, ni son intérêt. J'ai des exemples de connaissances ou d'amies qui sont avocates ou pharmaciens1, d'autres professions libérales avec de fortes compétences. Et ces amies bossent comme des malades. J'ai envie de dire malgré tout, que c'est le cas aussi des commerçants en règle générale (la comparaison est limite, je l'admets, mais pour ce qui est du pharmacien, pas tant que ça ;-p).
Concernant les métiers en tant qu'employé, je pense que la situation est différente.
[1] Il paraît que, de même que « la boulangère » est la femme du boulanger, « la pharmacienne » est la femme du pharmacien. Donc la fonction de pharmacien semble de genre masculin quoi qu'il arrive.