• [^] # Re: Merci

    Posté par . En réponse au journal Journée de la femme : frustration et marketing. Évalué à 4.

    Le problème en informatique n'est pas que les entreprises ne veulent pas de femmes, mais que les femmes ne veulent pas faire de l'informatique. C'est pour moi le problème de base. Un quota n'aurait comme effet que de favoriser beaucoup trop la petite minorité, et ce de façon injuste par rapport à un homme dans la même situation.

    Pour la médecine , selon ce document :

    Un premier niveau d’appréhension des disparités sexuées réside dans la
    répartition des femmes par type de spécialité : les femmes sont surreprésen-
    tées dans les spécialités médicales « relationnelles », en dermatologie
    (61 %), gynécologie médicale (88 %) et en pédiatrie (56 %), alors qu’elles
    accèdent moins facilement aux spécialités médicales faisant appel aux
    appareillages techniques (Chabaud-Rychter et Gardey, 2002) ; en cardio-
    logie, par exemple, elles ne dépassent toujours pas la barre des 15 %
    (Simon et Niel, 1999). De même, leur place dans les spécialités chirurgica-
    les demeure très symbolique ; moins de 5 %. L’exemple de la chirurgie
    – spécialité prestigieuse et relativement bien rémunérée – permet de penser
    que les femmes continuent de faire les frais des stratégies masculines
    d’exclusion (Allen, 1988 ; Crompton et al., 1999), mais il traduit également
    des « choix » effectués par les femmes elles-mêmes, notamment en matière
    de gestion de l’interface travail-famille (Crompton et Le Feuvre, 1997).

    On a aussi dans le même document le fait que les femmes médecin travaillent moins que les hommes (six heures de moins quand même), et moins en libéral, qui est plus rémunérateur. Résultat final un homme médecin gagne en moyenne deux fois plus qu'une femme médecin. C'est injuste ? Pas du tout, c'est des choix parfaitement consentis en connaissance de cause. Ce qui serait injuste c'est qu'une dermatologue gagne systématiquement plus à l'heure qu'un dermatologue, ou qu'une femme n'ai besoin que d'être classée que 1000ième à l'internat pour faire chirurgie à Paris alors qu'un homme doive être classé 400ième.

    Maintenant montre moi que le cas général est différent de celui là, ie que l'on a pas un vrai choix de professions moins chronophages et "difficiles" par les femmes. On a une expérience parfaite, qui montre que ce sont les choix qui déterminent l'orientation, et non le genre, qui n'intervient qu'indirectement via le conditionnement.

    Pour les quotas, je ne crois pas un seul instant que si ils sont instaurés ce sera politiquement possible de revenir dessus. Cela deviendra un acquis social (ie réclamé comme tel). D'autant qu'il faudrait des générations de test, pour un cout énorme, et un gain hypothétique. Pour moi c'est overkill ;)