Que pense-t-elle des patrons d'entreprise de 10 salarié? 100? 1000? Ou est la limite? Quand je l'écoute, à part l'épicier du coin qui a le droit à l'exception (car finalement salarié de lui-même), je ne vois pas trop la différence. Faudrait qu'elle précise sa pensée.
En gros, tu as d'un côté les grandes entreprises dont j'ai parlé, plus les banques, et de l'autre, le reste.
D'une part une bonne part des PME/PMI actuelles sont d'anciens services de grosses boîtes qui ont été externalisés et transformés en sous-traitants, et bien souvent les actionnaires sont les mêmes que pour la grosse boîte en question. Ca permet de segmenter les activités, mettre en concurrence les sous-traitants, et quand il y a des licenciements ce n'est pas à cause de Peugeot mais de l'équipementier qui n'est pas assez compétitif. C'est une manière de déresponsabiliser les gros industriels. Donc la position de Nathalie Arthaud et LO est très claire là-dessus : les fermetures de sous-traitants ne sont que des licenciements déguisés chez Peugeot, Airbus, bref les donneurs d'ordres.
D'autre part de manière plus générale, même sans être d'anciens services externalisés les entreprises plus petites sont entièrement dépendantes des grosses, ne serait-ce que parce que la sous-traitance est devenu un fonctionnement très courant dans l'industrie. Il y a aussi les PME qui sont des filiales de grands groupes et qui prétextent des pertes pour justifier des licenciements alors que le groupe est connu pour faire des profits par milliards, etc.
Restent les entreprises familiales indépendantes, pour le coup elles sont vraiment à la merci de la concurrence, et de la santé économique de la société. Quand un gros industriel ferme une usine, les retombées économiques sont pour tout le monde : commerçants, services en général, parce qu'en réalité c'est l'activité de la grosse industrie qui fait vivre le reste de l'économie. De plus les petites boîtes sont complètement dépendantes des banques, qui rechignent de plus en plus à prêter, surtout si le client est un petit entrepreneur travaillant dans une région sinistrée économiquement.
Pour les banques, je crois qu'il n'y a pas besoin d'argumenter beaucoup pour montrer que leur comportement est devenu complètement parasitaire : quand il y a des profits, tout va bien, et quand il y a des pertes, c'est l'Etat qui rembourse en s'endettant donc tout va bien aussi.
Donc le discours de LO et Nathalie Arthaud est vraiment axé contre la source du problème : grosse industrie, et banques. Les autres n'ont aucun pouvoir réel sur le fonctionnement de l'économie.
Pour ce qui est du sujet principal, je crois qu'on est d'accord, il faut aller dans le sens de l'égalité de traitement indistinctement pour les hommes et les femmes.
[^] # Re: Merci
Posté par zerkman . En réponse au journal Journée de la femme : frustration et marketing. Évalué à 2.
En gros, tu as d'un côté les grandes entreprises dont j'ai parlé, plus les banques, et de l'autre, le reste.
D'une part une bonne part des PME/PMI actuelles sont d'anciens services de grosses boîtes qui ont été externalisés et transformés en sous-traitants, et bien souvent les actionnaires sont les mêmes que pour la grosse boîte en question. Ca permet de segmenter les activités, mettre en concurrence les sous-traitants, et quand il y a des licenciements ce n'est pas à cause de Peugeot mais de l'équipementier qui n'est pas assez compétitif. C'est une manière de déresponsabiliser les gros industriels. Donc la position de Nathalie Arthaud et LO est très claire là-dessus : les fermetures de sous-traitants ne sont que des licenciements déguisés chez Peugeot, Airbus, bref les donneurs d'ordres.
D'autre part de manière plus générale, même sans être d'anciens services externalisés les entreprises plus petites sont entièrement dépendantes des grosses, ne serait-ce que parce que la sous-traitance est devenu un fonctionnement très courant dans l'industrie. Il y a aussi les PME qui sont des filiales de grands groupes et qui prétextent des pertes pour justifier des licenciements alors que le groupe est connu pour faire des profits par milliards, etc.
Restent les entreprises familiales indépendantes, pour le coup elles sont vraiment à la merci de la concurrence, et de la santé économique de la société. Quand un gros industriel ferme une usine, les retombées économiques sont pour tout le monde : commerçants, services en général, parce qu'en réalité c'est l'activité de la grosse industrie qui fait vivre le reste de l'économie. De plus les petites boîtes sont complètement dépendantes des banques, qui rechignent de plus en plus à prêter, surtout si le client est un petit entrepreneur travaillant dans une région sinistrée économiquement.
Pour les banques, je crois qu'il n'y a pas besoin d'argumenter beaucoup pour montrer que leur comportement est devenu complètement parasitaire : quand il y a des profits, tout va bien, et quand il y a des pertes, c'est l'Etat qui rembourse en s'endettant donc tout va bien aussi.
Donc le discours de LO et Nathalie Arthaud est vraiment axé contre la source du problème : grosse industrie, et banques. Les autres n'ont aucun pouvoir réel sur le fonctionnement de l'économie.
Pour ce qui est du sujet principal, je crois qu'on est d'accord, il faut aller dans le sens de l'égalité de traitement indistinctement pour les hommes et les femmes.