Bien entendu, j'imagine que les gens qui crient aux flicage ne payent qu'avec de l'argent liquide, n'utilise qu'avec parcimonie leur téléphone portable, n'utilisent pas de cartes de fidélités, n'ont pas de compte Google/Facebook et Cie…
J'imagine aussi que ces gens se sont un peu renseignés sur l'utilité et l'utilisation des données ainsi collectées par la RATP.
Ou pas… Donc pour ceux qui crierait au loup sans avoir fait de recherche, voici ce qu'ils auraient pu trouver :
La RATP dispose de deux bases de données :
* l'une associe le nom de détenteur de la carte Navigo avec le numéro de la carte. Cette base ne contient pas les trajets effectués par ladite carte.
* l'autre contient les endroits où le badge XXX a été vu, mais pas d'informations sur son propriétaire.
La première permet de redélivrer son badge à quelqu'un qui l'aurait perdu, ou toutes autres actions commerciales de ce genre.
La seconde permet d'avoir des statistiques de fréquentations bien plus poussées que simplement il y a tant de personnes à telle heure dans cette station. Genre : les flux vont majoritairement de tel secteur de Paris à tel autre, avec une croissance X% sur ce créneau horaire, et se croise principalement dans ces stations, etc. L'idée est de savoir où construire de nouveaux accès, quelles lignes sont/seront bientôt à saturation, à quelle heure augmenter le trafic, etc.
La RATP, d'un point de vue règlementaire, ne peut pas croiser ces deux bases de données. Et d'un point de vue RH, normalement, quelqu'un qui a travaillé avec la première ne pourra pas être muté dans un service ayant accès à la seconde, et vice-versa. Pour croiser ces deux bases de données, il faut être un juge et saisir ces deux bases.
Enfin, les tarifs et bon nombre de règles en vigueur à la RATP ne sont pas du fait de la RATP, mais du STIF. La RATP se contentant de respecter sont contrat avec ce dernier. Donc pour faire bouger les choses, allez voir plutot votre ami Huchon.
# Vraiment ? Le mot "parano" est peut-être bien choisi...
Posté par Tharkun2 . En réponse au journal La RATP paranoland à deux pas de chez vous. Évalué à 2.
Bien entendu, j'imagine que les gens qui crient aux flicage ne payent qu'avec de l'argent liquide, n'utilise qu'avec parcimonie leur téléphone portable, n'utilisent pas de cartes de fidélités, n'ont pas de compte Google/Facebook et Cie…
J'imagine aussi que ces gens se sont un peu renseignés sur l'utilité et l'utilisation des données ainsi collectées par la RATP.
Ou pas… Donc pour ceux qui crierait au loup sans avoir fait de recherche, voici ce qu'ils auraient pu trouver :
La RATP dispose de deux bases de données :
* l'une associe le nom de détenteur de la carte Navigo avec le numéro de la carte. Cette base ne contient pas les trajets effectués par ladite carte.
* l'autre contient les endroits où le badge XXX a été vu, mais pas d'informations sur son propriétaire.
La première permet de redélivrer son badge à quelqu'un qui l'aurait perdu, ou toutes autres actions commerciales de ce genre.
La seconde permet d'avoir des statistiques de fréquentations bien plus poussées que simplement il y a tant de personnes à telle heure dans cette station. Genre : les flux vont majoritairement de tel secteur de Paris à tel autre, avec une croissance X% sur ce créneau horaire, et se croise principalement dans ces stations, etc. L'idée est de savoir où construire de nouveaux accès, quelles lignes sont/seront bientôt à saturation, à quelle heure augmenter le trafic, etc.
La RATP, d'un point de vue règlementaire, ne peut pas croiser ces deux bases de données. Et d'un point de vue RH, normalement, quelqu'un qui a travaillé avec la première ne pourra pas être muté dans un service ayant accès à la seconde, et vice-versa. Pour croiser ces deux bases de données, il faut être un juge et saisir ces deux bases.
Enfin, les tarifs et bon nombre de règles en vigueur à la RATP ne sont pas du fait de la RATP, mais du STIF. La RATP se contentant de respecter sont contrat avec ce dernier. Donc pour faire bouger les choses, allez voir plutot votre ami Huchon.