• [^] # Re: Petites corrections

    Posté par . En réponse à la dépêche Pourquoi investir sur des auteurs vivants quand les morts sont aussi rentables ?. Évalué à 5.

    Cette distinction entre œuvre et copie d'une œuvre est très intéressante et elle me fait fortement penser à une bonne vieille maxime du LL : "Un logiciel libre est gratuit une fois qu'il a été payé."

    Et pourquoi ça ne serait pas applicable, littéralement, au reste de la culture ?
    Implémentation de base : "eh les gars, on est en train de faire un chouette album,[ voilà un teaser,] quand les dons ont atteint X brouzoufs on release."

    Bien sûr ça nécessite que le groupe ait déjà de la notoriété mais eh, c'est normal non, qu'un groupe doive commencer modestement ? Pour se faire un nom ils peuvent publier gratos au début et jouer en concert. Ça nécessite aussi des fonds d'avance pour faire vivre le groupe pendant la création de l'album mais idem, eh, pourquoi l'art serait épargné par la notion d'investissement qui pèse sur toutes les autres activités humaines ?

    J'ai pris l'exemple de la musique mais ça devrait marcher à peu près aussi bien pour les films (de toute façon les films sont rentabilisés par le cinéma, pas par les DVD, donc le problème n'existe même pas) ou les livres. Surtout qu'à côté de ça, rien n'empêche de vendre des copies physiques qui ont une vraie plus-value (je pense aux livres, mais aussi au beau coffret CD pour faire un cadeau).

    Bon, ok j'admet, il y a un (non-)problème à cette solution : les (certains) artistes ne sont plus des rentiers.