Bon, je comrpends un peu le pourquoi du journal, mais je pense que tous les points de vue se défendent.
1) Les mauvais sites web sont souvent dus à l'incompétence des programmeurs. C'est comme le mauvais code. On a parfaitement le droit d'accuser les gens d'être mauvais, malheureusement, il n'y a pas vraiment de remède à l'incompétence.
2) Il y a un conflit d'intérêt évident entre les concepteurs des sites et les programmeurs de scripts. Dans la grande majorité des cas, l'objectif d'un site web est d'être visité et d'apparaitre sur l'écran de l'utilisateur exactement comme le concepteur du site l'a voulu, avec l'ergonomie qu'il a développé, avec les mentions qu'il considère comme importantes (y compris des trucs comme "contenu disponible sous CC-BY-SA"), avec la charte graphique, les logos, les marqueurs visuels qui ont couté très cher à mettre en place, et éventuellement avec la pub qui assure des revenus. Même si on peut ne pas être d'accord avec cette philosophie, il parait naturel que les concepteurs des sites n'aient aucun intérêt à faciliter le travail des outils destinés à trier le contenu, modifier la charte graphique, ou retirer les pubs. Il pourrait même sembler à certains qu'il pourrait même etre profitable de tout faire pour que ça ne soit pas possible.
3) Le HTML a une caractéristique particulière, c'est qu'il impose un modèle "open source" (je n'ai pas dit libre). Il existe tout plein de libristes qui admettent l'existence du logiciel proprivateur ; et dans cette optique, les méthodes d'obfuscation du HTML ne seraient qu'un moyen de mimer ce que pourrait être un site propriétaire : l'utilisateur ne dispose que d'une forme "binaire", le concepteur ne lui donne pas la possibilité d'étudier son fonctionnement ou de le modifier pour l'adapter à ses besoins.
4) Si les concepteurs de sites doivent quelque chose à leur visiteur, c'est l'efficacité de l'interface ou la continuité du service par exemple. Ce n'est pas du tout la stabilité et la "propreté" de la structure du site. Il est par exemple parfaitement admissible pour un webmaster, même pour un projet libre, de modifier la structure du site et l'arborescence des liens profonds. Ça casse des liens, c'est triste, mais la liberté de faire évoluer son site est fondamentale, on ne peut pas être prisonnier de ses visiteurs, et on a le droit de tout changer (de manière équivalente, on peut décider de ne pas assurer la compatibilité d'une nouvelle version d'un logiciel avec les anciennes, ce n'est pas immoral).
Au final, je comprends que les gens qui s'investissent dans weboob et dans d'autres projets similaires soient gonflés par tous ces problèmes et qu'ils préfèreraient que les concepteurs de sites pensent à eux, mais d'un autre côté, ils l'ont choisi : ils cherchent à utiliser un outil mis à leur disposition d'une manière qui n'était pas prévue (et peut-être même pas admise) par son concepteur. Je me vois mal aller dire à Wirlpool "j'ai démonté le capot du lave-vaisselle et j'ai mis ma teub dans le trou A8, mais il y a le rouage de la pale rotative qui passe devant, c'est vraiment un deisgn de merde et je ne peux pas utiliser l'appareil comme je le souhaite". Quand on veut jouer au plus malin, on doit l'assumer jusqu'au bout...
# Bonnes pratiques vs liberté
Posté par arnaudus . En réponse au journal APPEL POUR ACTION : LES BOOBS ONT BESOIN DE VOUS *MAINTENANT*. Évalué à 10.
Bon, je comrpends un peu le pourquoi du journal, mais je pense que tous les points de vue se défendent.
1) Les mauvais sites web sont souvent dus à l'incompétence des programmeurs. C'est comme le mauvais code. On a parfaitement le droit d'accuser les gens d'être mauvais, malheureusement, il n'y a pas vraiment de remède à l'incompétence.
2) Il y a un conflit d'intérêt évident entre les concepteurs des sites et les programmeurs de scripts. Dans la grande majorité des cas, l'objectif d'un site web est d'être visité et d'apparaitre sur l'écran de l'utilisateur exactement comme le concepteur du site l'a voulu, avec l'ergonomie qu'il a développé, avec les mentions qu'il considère comme importantes (y compris des trucs comme "contenu disponible sous CC-BY-SA"), avec la charte graphique, les logos, les marqueurs visuels qui ont couté très cher à mettre en place, et éventuellement avec la pub qui assure des revenus. Même si on peut ne pas être d'accord avec cette philosophie, il parait naturel que les concepteurs des sites n'aient aucun intérêt à faciliter le travail des outils destinés à trier le contenu, modifier la charte graphique, ou retirer les pubs. Il pourrait même sembler à certains qu'il pourrait même etre profitable de tout faire pour que ça ne soit pas possible.
3) Le HTML a une caractéristique particulière, c'est qu'il impose un modèle "open source" (je n'ai pas dit libre). Il existe tout plein de libristes qui admettent l'existence du logiciel proprivateur ; et dans cette optique, les méthodes d'obfuscation du HTML ne seraient qu'un moyen de mimer ce que pourrait être un site propriétaire : l'utilisateur ne dispose que d'une forme "binaire", le concepteur ne lui donne pas la possibilité d'étudier son fonctionnement ou de le modifier pour l'adapter à ses besoins.
4) Si les concepteurs de sites doivent quelque chose à leur visiteur, c'est l'efficacité de l'interface ou la continuité du service par exemple. Ce n'est pas du tout la stabilité et la "propreté" de la structure du site. Il est par exemple parfaitement admissible pour un webmaster, même pour un projet libre, de modifier la structure du site et l'arborescence des liens profonds. Ça casse des liens, c'est triste, mais la liberté de faire évoluer son site est fondamentale, on ne peut pas être prisonnier de ses visiteurs, et on a le droit de tout changer (de manière équivalente, on peut décider de ne pas assurer la compatibilité d'une nouvelle version d'un logiciel avec les anciennes, ce n'est pas immoral).
Au final, je comprends que les gens qui s'investissent dans weboob et dans d'autres projets similaires soient gonflés par tous ces problèmes et qu'ils préfèreraient que les concepteurs de sites pensent à eux, mais d'un autre côté, ils l'ont choisi : ils cherchent à utiliser un outil mis à leur disposition d'une manière qui n'était pas prévue (et peut-être même pas admise) par son concepteur. Je me vois mal aller dire à Wirlpool "j'ai démonté le capot du lave-vaisselle et j'ai mis ma teub dans le trou A8, mais il y a le rouage de la pale rotative qui passe devant, c'est vraiment un deisgn de merde et je ne peux pas utiliser l'appareil comme je le souhaite". Quand on veut jouer au plus malin, on doit l'assumer jusqu'au bout...