C'est un troll assez récurrent et je trouve assez mal analysé que je mettrais volontiers sur le dos du « c'était mieux avant ».
Le travail de Lennart en est l'exemple typique souvent discutée ici. Oui les technologies de Lennart ne sont pas parfaits et ont eu des débuts difficiles (comme de très nombreux projets, comme KDE 4 longuement décriée alors que aujourd'hui la situation est bonne voire excellente).
Cependant, personne n'a forcé l'adoption de ses technologies, et si ça a été fait, c'est bien qu'il y avait des avantages pas forcément visibles au quotidien mais très utiles ailleurs. Puis aujourd'hui je doute que PulseAudio, systemd et autres soient si gênants sauf cas assez particuliers…
Ensuite, le coup de *BSD qui est victime de la linuxification des applications. À dire vrai, je n'ai jamais compris en quoi Unix et POSIX imposaient une compatibilité parfaite entre les différentes branches, ce n'est mentionné nul part et je pense que cela est nuisible. Après tout, si *BSD et Linux sont pareils, à quoi sert la différence ? *BSD n'est pas un Unix avec juste un noyau BSD et GNU/Linux un Unix avec un noyau Linux, sinon ça serait inutile (qui veut d'un OS qui ne diffère que du noyau par rapport au voisin ?), il y a un écosystème derrière, une philosophie, des avantages et inconvénients dans les choix effectués. Pour que tout cela ait un sens, il faut que les applications critiques se focalisent non pas sur la portabilité mais sur la performance et l'homogénéité.
Ce que je veux dire, c'est que POSIX c'est une base pour faciliter les transferts d'applications entre différents Unix notamment, cependant il y a des secteurs non concerné par la norme, et d'autres où c'est moins gênant. Prenons le cas du démarrage, c'est une étape qui dépend énormément du noyau et de ce qu'il fait en interne, il est donc je pense logique de faire une application propre pour chaque noyau pour bénéficier au mieux de ses capacités. Par contre les commandes shell comme rm, mv et autres sont indépendants du noyau en soit, ce qui rend la compatibilité pour ces commandes utiles.
Après tout, on dit souvent que Apple fait des produits propres, car ils maitrisent tous le processus de développement et font des intégrations fortes entre les différentes composants, car cela bénéficie des avantages de chacun. Si on se limite au plus petit dénominateur commun à chaque fois pour une portabilité (pas forcément utile dans ces cas là), ça limite drastiquement les possibilités. À quoi sert un noyau avec des différences de *BSD (donnant des avantages au premier sur le dernier et inversement), si on ne peut pas les exploiter par peur de brusquer la communauté ?
Je ne suis donc pas d'accord avec la compatibilité à tout prix que semblent vouloir les *BSD, car cela est non seulement illusoire mais aussi néfaste à la diversité des programmes et aux développements d'OS différenciés et puissants au profit d'OS moyens mais compatibles (rendant redondant les autres…).
Et je trouve pour l'instant que cette linuxification touche les couches concernés par le noyau de manière assez forte (donnant un intérêt à faire dans son coin, la compatibilité étant utile pour les couches plus hautes et indépendantes du noyau). Typiquement PulseAudio et systemd entrent dans ce cadre.
# Ça sent le réchauffé...
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal The destructive desktop — Linux in trouble?. Évalué à 10.
C'est un troll assez récurrent et je trouve assez mal analysé que je mettrais volontiers sur le dos du « c'était mieux avant ».
Le travail de Lennart en est l'exemple typique souvent discutée ici. Oui les technologies de Lennart ne sont pas parfaits et ont eu des débuts difficiles (comme de très nombreux projets, comme KDE 4 longuement décriée alors que aujourd'hui la situation est bonne voire excellente).
Cependant, personne n'a forcé l'adoption de ses technologies, et si ça a été fait, c'est bien qu'il y avait des avantages pas forcément visibles au quotidien mais très utiles ailleurs. Puis aujourd'hui je doute que PulseAudio, systemd et autres soient si gênants sauf cas assez particuliers…
Ensuite, le coup de *BSD qui est victime de la linuxification des applications. À dire vrai, je n'ai jamais compris en quoi Unix et POSIX imposaient une compatibilité parfaite entre les différentes branches, ce n'est mentionné nul part et je pense que cela est nuisible. Après tout, si *BSD et Linux sont pareils, à quoi sert la différence ? *BSD n'est pas un Unix avec juste un noyau BSD et GNU/Linux un Unix avec un noyau Linux, sinon ça serait inutile (qui veut d'un OS qui ne diffère que du noyau par rapport au voisin ?), il y a un écosystème derrière, une philosophie, des avantages et inconvénients dans les choix effectués. Pour que tout cela ait un sens, il faut que les applications critiques se focalisent non pas sur la portabilité mais sur la performance et l'homogénéité.
Ce que je veux dire, c'est que POSIX c'est une base pour faciliter les transferts d'applications entre différents Unix notamment, cependant il y a des secteurs non concerné par la norme, et d'autres où c'est moins gênant. Prenons le cas du démarrage, c'est une étape qui dépend énormément du noyau et de ce qu'il fait en interne, il est donc je pense logique de faire une application propre pour chaque noyau pour bénéficier au mieux de ses capacités. Par contre les commandes shell comme rm, mv et autres sont indépendants du noyau en soit, ce qui rend la compatibilité pour ces commandes utiles.
Après tout, on dit souvent que Apple fait des produits propres, car ils maitrisent tous le processus de développement et font des intégrations fortes entre les différentes composants, car cela bénéficie des avantages de chacun. Si on se limite au plus petit dénominateur commun à chaque fois pour une portabilité (pas forcément utile dans ces cas là), ça limite drastiquement les possibilités. À quoi sert un noyau avec des différences de *BSD (donnant des avantages au premier sur le dernier et inversement), si on ne peut pas les exploiter par peur de brusquer la communauté ?
Je ne suis donc pas d'accord avec la compatibilité à tout prix que semblent vouloir les *BSD, car cela est non seulement illusoire mais aussi néfaste à la diversité des programmes et aux développements d'OS différenciés et puissants au profit d'OS moyens mais compatibles (rendant redondant les autres…).
Et je trouve pour l'instant que cette linuxification touche les couches concernés par le noyau de manière assez forte (donnant un intérêt à faire dans son coin, la compatibilité étant utile pour les couches plus hautes et indépendantes du noyau). Typiquement PulseAudio et systemd entrent dans ce cadre.