Toutes ces critiques sont idéalement recevables mais il faut rappeler quand même l'objet du truc : ce sont des machines filées aux élèves. Je ne suis pas enseignant mais il me semble que si l'on veut donner à l'opération un objectif pédagogique, il faut s'assurer que les enfants (ou leurs parents, leurs copains, etc.) ne fassent pas n'importe quoi avec les machines - volontairement ou non.
Oui, comme on file des allocations de rentrée scolaire pour que les parents leur achètent des stylos. Bon.
Et puis, une fois en cours, les élèves doivent avoir des stylos pour rendre le travail demandé. S'ils ne le rendent pas, ils ont zéro. On ne leur interdit pas d'utiliser les stylos chez eux pour faire autre chose.
La situation est absolument identique dans le cas des ordinateurs : c'est financé par la collectivité. Ils ont du travail à rendre en les utilisant, travail qui peut être rendu en utilisant les logiciels préinstallés. Très bien. Si un élève décide de se ménager un double boot Window ou d'installer une autre distro, tant qu'il rend le travail demandé, où est le problème ?
Après tout, le but est de faire découvrir des logiciels sous Linux, non ? Pourquoi ne pas s'appuyer sur la contrainte toute bête "Vous devez faire tel truc avec tel logiciel Linux, donc avoir le logiciel Linux" ? Si y'a un petit malin qui efface tout et n'installe que Windows, il ne peut pas rendre le travail donc il a zéro. Exactement comme s'il avait oublié son stylo chez lui et qu'il ne rend pas le devoir demandé.
Je me suis demandé pourquoi des gens se mettaient à penser tout de suite "flicage et contrôle" dès qu'il s'agissait d'ordinateur, alors que ça ne leur viendrait pas à l'idée de faire pareil pour une trousse ou un cahier. En fait, on dirait que le problème se pose dans l'autre sens : ils verrouillent les ordinateurs parce qu'ils peuvent. S'ils pouvaient verrouiller autre chose ils le feraient.
C'est le même genre de petits fachos qui seraient tout contents si un système de nanotechnologie/GPS/whatever permettait d'empêcher les élèves d'utiliser les stylos en dehors de l'établissement ou en dehors du travail scolaire. C'est une mentalité très dangereuse : on n'attend plus des élèves un résultat (rendre un travail), on cherche à leur imposer un chemin, à les guider sur des rails en leur laissant le moins possible de choix.
Cette mentalité réactionnaire se situe exactement à l'opposée de l'idée même des logiciels libres. Il faudrait être bien idiot ou franchement hypocrite pour prétendre faire découvrir le logiciel libre via une méthode qui empêche le hack, tue la curiosité, écrase l'envie de liberté.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: Plan ordinateur portable et tivoïsation.
Posté par Grunt . En réponse à la dépêche Mageia et Creolinux fork ever !. Évalué à 3.
Oui, comme on file des allocations de rentrée scolaire pour que les parents leur achètent des stylos. Bon.
Et puis, une fois en cours, les élèves doivent avoir des stylos pour rendre le travail demandé. S'ils ne le rendent pas, ils ont zéro. On ne leur interdit pas d'utiliser les stylos chez eux pour faire autre chose.
La situation est absolument identique dans le cas des ordinateurs : c'est financé par la collectivité. Ils ont du travail à rendre en les utilisant, travail qui peut être rendu en utilisant les logiciels préinstallés. Très bien. Si un élève décide de se ménager un double boot Window ou d'installer une autre distro, tant qu'il rend le travail demandé, où est le problème ?
Après tout, le but est de faire découvrir des logiciels sous Linux, non ? Pourquoi ne pas s'appuyer sur la contrainte toute bête "Vous devez faire tel truc avec tel logiciel Linux, donc avoir le logiciel Linux" ? Si y'a un petit malin qui efface tout et n'installe que Windows, il ne peut pas rendre le travail donc il a zéro. Exactement comme s'il avait oublié son stylo chez lui et qu'il ne rend pas le devoir demandé.
Je me suis demandé pourquoi des gens se mettaient à penser tout de suite "flicage et contrôle" dès qu'il s'agissait d'ordinateur, alors que ça ne leur viendrait pas à l'idée de faire pareil pour une trousse ou un cahier. En fait, on dirait que le problème se pose dans l'autre sens : ils verrouillent les ordinateurs parce qu'ils peuvent. S'ils pouvaient verrouiller autre chose ils le feraient.
C'est le même genre de petits fachos qui seraient tout contents si un système de nanotechnologie/GPS/whatever permettait d'empêcher les élèves d'utiliser les stylos en dehors de l'établissement ou en dehors du travail scolaire. C'est une mentalité très dangereuse : on n'attend plus des élèves un résultat (rendre un travail), on cherche à leur imposer un chemin, à les guider sur des rails en leur laissant le moins possible de choix.
Cette mentalité réactionnaire se situe exactement à l'opposée de l'idée même des logiciels libres. Il faudrait être bien idiot ou franchement hypocrite pour prétendre faire découvrir le logiciel libre via une méthode qui empêche le hack, tue la curiosité, écrase l'envie de liberté.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.