• [^] # Re: tu lache rien

    Posté par . En réponse au journal Puissance et danger : le sophisme de la loi des 100ch. Évalué à 6.

    Bah, moi aussi je fais du vélo, et moi aussi les voitures me gonflent, mais pas pour la même raison. Déja, le gars en vélo, il ne crame pas de matières fossiles, il n'est pas bruyant, et pas vraiment dangereux à part pour lui-même. Ensuite, comme dit plus haut, certains cyclistes prennent des libertés gênantes avec le code : formation de pelotons sur les routes de campagne, glissage de stops et de feux rouges, utilisation des trottoirs, etc. Moi quand je fais du vélo, je le fais sur la route et me comporte comme une voiture, je prends mes priorités, mets mes mains pour tourner, et ne passe pas mon temps à hésiter entre "piéton sur le passage protégé" et "véhicule" ; en général, ça se passe pas trop mal.

    Le principal problème du vélo à mon avis, ce n'est pas les cyclistes, c'est le fait que les infrastructures ne sont pas du tout adaptées à la pratique du vélo. Par exemple, dans mon coin, il y a beaucoup d'aménagements urbains avec une séparation des voies, ce qui impose aux voitures d'attendre derrière les vélos pendant des centaines de mètres, ou de les doubler en ne laissant pas la marge de sécurité raisonnable. C'est stressant pour tout le monde, voitures et cyclistes.

    Un autre problème est la multiplication des terre-pleins ou des ralentisseurs (risque de chute très important, en plus de l'agacement à devoir ralentir tout le temps -- ça finit par tirer dans les jambes). Le pire cependant, je crois que c'est les rond-point. Pour le coup, je ne vois pas comment faire, les vélos doivent rester à droite, mais de fait ils peuvent complètement couper la route des voitures qui sortent en étant au milieu du rond-point, et ils se retrouvent tout le temps dans les angles morts. C'est encore pire dans les grands rond-points, où le différentiel de vitesse peut être très important.

    Un autre exemple très marquant est un carrefour où le cycliste souhaite tourner à gauche, sur une route de campagne par exemple. Il faut d'abord se décaler vers la gauche de la chaussée, sans rétroviseur avec des voitures qui arrivent lancées à 90 km/h ; il faut ensuite s'immobiliser au centre de la chaussée s'il y a un gars qui arrive en face, et rester immobile avec des voitures qui vous frôlent des deux côtés. On ne peut ni accuser les cyclistes, ni les automobilistes de cette situation, c'est simplement les infrastructures et le code de la route qui sont dangereux.

    Bref, entre cyclistes et voitures, le principal problème n'est pas le comportement, c'est avant tout le manque d'adaptation des infrastructures.