De plus en plus, dans les commentaires de Linuxfr, c'est pour des raisons techniques et économiques que le logiciel libre est défendu, et l'argument éthique est moins présent qu'il a pu l'être il y a quelques années.
Peut-être parce que le libre n'a aucune éthique, et que seuls quelques "anti-système" trollaient seuls dans leur coin?
Le libre, c'est les 4 libertés. Pour construire Linux ou une bombe nucléaire (ou utiliser Linux pour construire une bombe nucléaire). Si tu y vois une éthique... Moi j'en vois aucune. J'en vois un outil. Technique (accès au code).
Dire ça, c'est totalement ignorer « l'esprit des lois » : tu choisis d'ignorer le côté éthique lié au mouvement des logiciels libres, tu le nies, ça n'en rend pas moins la chose vraie : la première personne à avoir réellement pensé et tenté de formaliser ce qui rendait un logiciel libre1, c'est quelqu'un qui a fait en sorte qu'au moment où il créait sa propre licence libre, elle assurerait que redistribution du programme == redistribution des sources...
Oui bien entendu, on peut toujours faire en sorte de respecter la loi à la lettre, et ce faisant détourner l'intention originelle de la loi (ou en ce qui nous concerne, de la licence). Tivo l'a bien fait, après tout. Ils respectent la GPL (v2) à la lettre. Et techniquement/légalement, il n'y a rien à faire. Nous sommes bien d'accord. Mais la notion de partage qui est la base sur laquelle RMS s'est basé pour définir le logiciel libre et la GPL, elle, n'est plus là. Pas dans son acception originelle.
[1] Le logiciel libre (i.e. qui respecte les 4 libertés selon Stallman) existait avant bien entendu. Simplement, à ma connaissance, personne n'avait tenté d'en faire une catégorie explicitement : il s'agissait juste d'un usage normal (surtout dans les milieux académiques).
[^] # Re: Pas d'éthique!
Posté par lasher . En réponse au journal Qui maîtrise le code?. Évalué à 3.
Dire ça, c'est totalement ignorer « l'esprit des lois » : tu choisis d'ignorer le côté éthique lié au mouvement des logiciels libres, tu le nies, ça n'en rend pas moins la chose vraie : la première personne à avoir réellement pensé et tenté de formaliser ce qui rendait un logiciel libre1, c'est quelqu'un qui a fait en sorte qu'au moment où il créait sa propre licence libre, elle assurerait que redistribution du programme == redistribution des sources...
Oui bien entendu, on peut toujours faire en sorte de respecter la loi à la lettre, et ce faisant détourner l'intention originelle de la loi (ou en ce qui nous concerne, de la licence). Tivo l'a bien fait, après tout. Ils respectent la GPL (v2) à la lettre. Et techniquement/légalement, il n'y a rien à faire. Nous sommes bien d'accord. Mais la notion de partage qui est la base sur laquelle RMS s'est basé pour définir le logiciel libre et la GPL, elle, n'est plus là. Pas dans son acception originelle.
[1] Le logiciel libre (i.e. qui respecte les 4 libertés selon Stallman) existait avant bien entendu. Simplement, à ma connaissance, personne n'avait tenté d'en faire une catégorie explicitement : il s'agissait juste d'un usage normal (surtout dans les milieux académiques).