Je ne vois pas pourquoi le succès de l'open source irait à l'encontre de la philosphie du libre.
Il faudrait que je développe, effectivement, et je ne suis pas vraiment en mesure de le faire faute d'avoir les idées vraiment claires à ce sujet. Surtout que ça rejoint en partie le problème difficile de savoir s'il y a une éthique du logiciel libre.
Mais j'essaye ici, quitte à faire mieux une autre fois:
Je crois - mais peut-être ai-je tort - que les quatre libertés ont été pensées comme un étant un moyen en vue d'une fin. La fin est éthique, le moyen est le texte juridique qui offre quatre libertés à l'utilisateur.
Cela a peut-être fonctionné à merveille durant un temps au sens où le moyen n'était pas détaché de la fin. Mais, le succés des licences libres est tel qu'on en arrive à une situation où la fin est parfois perdue de vue, et où le moyen est devenu une fin en soi.
À titre d'exemple, le logiciel libre sert aussi à développer des applications qui enferment l'utilisateur. C'est légal donc légitime disent certain, d'autres trouvent que c'est illégitime bien que légal, car c'est détourner l'esprit de la licence, renier la raison pour laquelle le logiciel a été publié sous licence libre. La défense de ceux qui considèrent qu'il y a une éthique associée au logiciel libre consiste alors à modifier la licence (clause affero, clause anti-tivoisation, et d'autres à inventer) pour qu'elle continue à être le moyen correspondant à une certaine fin. Mais dans cette course, ils ont toujours un train de retard, leurs logiciels servent d'ores et déjà des fins qui vont à l'encontre de celles qu'ils espéraient lui donner via les licences libres.
[^] # Re: Pas compris
Posté par Sygne (site web personnel) . En réponse au journal Qui maîtrise le code?. Évalué à 3.
Il faudrait que je développe, effectivement, et je ne suis pas vraiment en mesure de le faire faute d'avoir les idées vraiment claires à ce sujet. Surtout que ça rejoint en partie le problème difficile de savoir s'il y a une éthique du logiciel libre.
Mais j'essaye ici, quitte à faire mieux une autre fois:
Je crois - mais peut-être ai-je tort - que les quatre libertés ont été pensées comme un étant un moyen en vue d'une fin. La fin est éthique, le moyen est le texte juridique qui offre quatre libertés à l'utilisateur.
Cela a peut-être fonctionné à merveille durant un temps au sens où le moyen n'était pas détaché de la fin. Mais, le succés des licences libres est tel qu'on en arrive à une situation où la fin est parfois perdue de vue, et où le moyen est devenu une fin en soi.
À titre d'exemple, le logiciel libre sert aussi à développer des applications qui enferment l'utilisateur. C'est légal donc légitime disent certain, d'autres trouvent que c'est illégitime bien que légal, car c'est détourner l'esprit de la licence, renier la raison pour laquelle le logiciel a été publié sous licence libre. La défense de ceux qui considèrent qu'il y a une éthique associée au logiciel libre consiste alors à modifier la licence (clause affero, clause anti-tivoisation, et d'autres à inventer) pour qu'elle continue à être le moyen correspondant à une certaine fin. Mais dans cette course, ils ont toujours un train de retard, leurs logiciels servent d'ores et déjà des fins qui vont à l'encontre de celles qu'ils espéraient lui donner via les licences libres.