OK, alors j'ai lu rapidement les liens, et voici ce que je comprends : en gros, les gentils ne sont pas forcément ceux que l'on pourrait croire...
Le truc est que la SFC semble vouloir utiliser une faille dans la GPL v2. La GPL v2 dit que le contrat de licence se termine si la GPL est violée, mais ne dit pas que la licence est de nouveau valide si les clauses sont respectées de nouveau. Du coup, la SFC ne réautorise la redistribution de BusyBox seulement si la boîte qui redistribue publie le code de BusyBox (OK, puisque la SFC a le droit de défendre les auteurs de la BusyBox), mais aussi des autres logiciels (pour lesquels la SFC n'a pas de droits particuliers). La raison de cette demande est simplmeent que puisque les droits ont été violés, la licence s'est terminée, et que pour la revalider, la SFC peut demander n'importe quoi -- y compris de respecter des clauses qui n'étaient pas dans la GPL.
Je ne veux pas dire que Sony sont des gentils, loin de là. Mais je ne crois pas que la SFC sont des gentils non plus. Ils outrepassent largement leur rôle (défendre les droits des auteurs de BusyBox) pour faire respecter le droit des autres auteurs de soft sous GPL dont la licence a été violée. Ça pose une vraie question, quand on code un soft sous GPL, on veut évidemment que la licence soit respectée, mais si on garde les droits en tant que simple auteur, on souhaite également faire valoir ses droits en personne. Que quelqu'un ou quelque chose décide de faire valoir vos droits à votre place sans que vous ne lui ayez rien demandé est quand même quelque chose d'assez étrange...
À noter également que la GPL v3 a éclaicit cette clause pour donner au distributeur le temps de respecter la licence, ce qui la rend valide automatiquement -- autrement dit, la "faille" n'a jamais été désirée. Ce qui me conforte dans l'idée que la démarche de la SFC est malsaine sur le fond comme sur la forme.
# Mmm... de quel côté sont les gentils?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Sony : Ma propriété intellectuelle vaut plus que la vôtre. Évalué à 6.
OK, alors j'ai lu rapidement les liens, et voici ce que je comprends : en gros, les gentils ne sont pas forcément ceux que l'on pourrait croire...
Le truc est que la SFC semble vouloir utiliser une faille dans la GPL v2. La GPL v2 dit que le contrat de licence se termine si la GPL est violée, mais ne dit pas que la licence est de nouveau valide si les clauses sont respectées de nouveau. Du coup, la SFC ne réautorise la redistribution de BusyBox seulement si la boîte qui redistribue publie le code de BusyBox (OK, puisque la SFC a le droit de défendre les auteurs de la BusyBox), mais aussi des autres logiciels (pour lesquels la SFC n'a pas de droits particuliers). La raison de cette demande est simplmeent que puisque les droits ont été violés, la licence s'est terminée, et que pour la revalider, la SFC peut demander n'importe quoi -- y compris de respecter des clauses qui n'étaient pas dans la GPL.
Je ne veux pas dire que Sony sont des gentils, loin de là. Mais je ne crois pas que la SFC sont des gentils non plus. Ils outrepassent largement leur rôle (défendre les droits des auteurs de BusyBox) pour faire respecter le droit des autres auteurs de soft sous GPL dont la licence a été violée. Ça pose une vraie question, quand on code un soft sous GPL, on veut évidemment que la licence soit respectée, mais si on garde les droits en tant que simple auteur, on souhaite également faire valoir ses droits en personne. Que quelqu'un ou quelque chose décide de faire valoir vos droits à votre place sans que vous ne lui ayez rien demandé est quand même quelque chose d'assez étrange...
À noter également que la GPL v3 a éclaicit cette clause pour donner au distributeur le temps de respecter la licence, ce qui la rend valide automatiquement -- autrement dit, la "faille" n'a jamais été désirée. Ce qui me conforte dans l'idée que la démarche de la SFC est malsaine sur le fond comme sur la forme.