• [^] # Re: Différence entre permissivité et protection

    Posté par . En réponse au journal Sony: Ma propriété intellectuelle vaut plus que la vôtre. Évalué à 3. Dernière modification le 31 janvier 2012 à 13:12.

    > Vous avez vraiment du mal avec les volontés des auteurs qui font du libre mais pas comme vous voulez.
    > Personne ne s'accapare le travail avec des licences type BSD.
    D'une, s'accaparer, c'est "Prendre quelque chose entièrement pour soi, au détriment des autres ; s'en emparer : Accaparer tous les pouvoirs", alors qu'un logiciel sous BSD reste disponible aux autres.
    De deux, c'est la volonté de l'auteur que de laisser cette liberté.
    
    
    1. Je comprend l'idée des licences permissives.
    2. L'auteur a laisser tout les droits aux destinataires du logiciel, cela je le comprend , mais le destinataire du logiciel peut n'en laisser aucun au tier (y compris l'auteur). Dans la relation destinataire / tier , les droits originaires ne sont plus là.

    Donc il y a bien accaparation par rapport au tier des droits originaires.
    "Prendre quelque chose entièrement pour soi, au détriment des autres ; s'en emparer : Accaparer tous les pouvoirs",

    > "alors qu'un logiciel sous BSD reste disponible aux autres."
    
    

    Ce n'est pas parce que dans le relation auteur / destinataire , le logiciel reste disponible avec l entièreté des droits , qu'il n'y a pas eu accapartion par le destinataire dans sa relation au tier.

    Pour prendre un exemple concrets supposons que l'auteur mette sur son site le logiciel sous licence permissive , que c'est la version 0.1 qu'elle vient de naitre et qu'elle est inconnue de tous . Seule une personne la télécharge et l'implémente dans une des ses machines. Entre temps le site de l'auteur n'est plus disponible (pour des raisons techniques). la seule personne qui détient le logiciel mis à part l'auteur c'est le destinataire 1 . Etant donnée que c'est une licence permissive, il n'a aucune obligation de remettre les sources à disposition des tiers qui ont acquis sa machine.

    1. Je n'ai jamais remis en cause le fait que ce soit l'exercie de sa liberté contactuelle. (Oui c'est sa liberté de le faire )

      Je pense que les licences permissives font une erreur de raisonnement quelque part dans l'équilibre entre liberté et droit.
      

      Non. Elles n'ont juste pas le même idéal que toi qui veut forcer les autres à faire pareil que toi.

    Avant de me juger , j'amerais pouvoir développer cet aspect.
    le droit subjectif est profondément inégalitaire et la liberté est profondément égalitaire. Le droit de propriété par exemple, c'est le fait de disposer du droit le plus absolue sur ce bien. C'est a dire l'usus, fructus et abusus. Dès lors à ce moment le monde se divise en deux, le propriétaire de ce bien et le reste du monde. Le propriétaire a tous les droits et le reste du monde n'en a aucun (c'est la notion d'opposabilité "erga omnes" ). C'est à dire que le reste du monde est prié de respecter mon droit de propriété, protéger par des sanctions juridiques lorsqu'il y a atteinte à ces droits. Les droits subjectifs sont exclusifs.

    La liberté est profondément égalitaire , dans le sens ou la liberté est reconnus a chacun (par les constitutions nationals, la convention européenne des droits de l'homme et divers instrument juridiques). Etant donnée que chacun a ces libertés , chacun peut l'exercer. Mais aucune liberté n'est assez forte pour contraindre une autre liberté.
    Par exemple la liberté d'entreprendre. Chacun peut ouvrir une boutique ou une entité commercial , et une société commercial précédente qui se situe dans la meme région, et dont les produits et services sont identiques ne pourraient pas interdire qu'une autre personne lui fasse concurrence en ouvrant une nouvelle boutique identique. Parce que le principe est la liberté et étant égalitaire le second fait la meme chose que le premier , c'est à dire exercer sa liberté d'entreprendre.

    Ce n'est que s'il y a un droit subjectif que la première entité pourra contraindre la seconde à par exemple retirer de ses échoppes un produits qui est la copie parfaite du produit du premier. C'est à dire si le premier a déposé une marque, des dessins , un brevet ou bien s'il y a des droits d'auteurs qui n'ont pas été accordés (par exemple sur le logiciel ), que celui ci pourra l'exclure du marché.

    En venant a la question de la licence maintenant.

    les licences libres tels que définit par l'OSI qui comportent au moin les 4 libertés sont en fait le passage d'un droit subjectif exclusif à un droit subjectif accordés à tous sans discrimination . Dès lors qu'il n'y a pas de discrimination , on a les memes effets que la liberté . Il y a un exercice égalitaire des droits accordés par l'auteur originaire.

    On a donc le passage de l'inégalitaire à l'égalitaire.

    Ce que fait les licences de type GPL c'est en outre protéger ce processus meme.

    Si le but de l'auteur est de faire bénéficier le destinataire de ces droits et ce sans discrimination alors il est logique qu'elle protège ce processus.

    Les licences permissives ne protègent pas ce processus (et je ne conteste pas que ce soit la volonté de l'auteur de le faire ainsi parce que celui ci considère que la liberté s'étend aussi au choix subjectif des destinataires d'enlever les droits subjectifs originaire dans leur relation au tier )

    Là ou justement cela me rend interrogatif , c'est que le processus de libération originaire a pour but faire passer de l'inégal à l'égal. c'est à dire d'égalitariser. Je m'interroge quand à la signification concrète que revet cet acte de volonté qu'est le fait de permettre au destinataire de remettre de la discrimination.

    Je n'ignore pas le fait qu'on soutienne que la liberté c'est aussi la liberté d'exclure tous les autres , mais cela va à l'encontre meme d'une logique de libération (et non de libéralisation ) . Et cela est plus proche de la liberté tels que vue par le prisme du discours néo-libéral plutot que libriste.