C'est marrant, parce que je suis d'accord avec le principe énoncé mais je ne place pas les responsabilités au même endroit :
Big Google de ne pas être méchant alors même qu'il scrute et analyse tous nos cybers faits et gestes
Il ne scrute que ce qui passe par leurs serveurs. Donc soit le moteur de recherche (que je peux parfaitement ne pas utiliser) et les outils qu'utilisent les webmaster (j'ai qu'à faire attention à là où je vais). Personne ne nous force à utiliser des services fournit par des sociétés qui nous propose le service sous certaines conditions.
Je pense que la liberté d'expression et le droit au respect de la vie privée tel que défini dans notre constitution, n'est pas négociable et qu'en la matière le rôle de l'état et de veiller à ce que chaque citoyen puisse jouir pleinement de ses droits.
Mais c'est bien pour ça que tu as le droit de t’héberger pour pouvoir écrire tout ce que tu veux, et c'est aussi au noms de ces liberté qu'on ne va pas pouvoir imposer à une entreprise d'utiliser ses serveurs pour afficher des choses qu'elle aurait décidé de ne pas afficher.
Et, désolé mais non, je ne peux pas, en guise de justification, comparer Twitter à un courrier des lecteurs dont l'éditorialiste contôlerait le contenu.
Ce n'est pas un argument ça. On est plusieurs à défendre la position «internet est un espace comme les autres, il ne nécessite pas de lois nouvelles, tout l'arsenal juridique nécessaire existant déjà», à partir de là, considérer l'éditeur d'un contenu comme libre de ce qu'il décide d'afficher ne me semble pas déconnant.
Après, ce pose le problème plus philosophique du légal et du légitime, mais pour reprendre l'exemple de Twitter, cela ne me choquerait pas qu'on me refuse un espace pour exprimer une idée négationniste (ou un appel à la violence) (car la loi m'interdit de le faire, donc à partir de là, je vois pas pourquoi quelqu'un se mouillerait pour quelque chose que je peux faire moi même), ce qui me choque, c'est que la loi soit écrite dans ce sens.
Oh, bien entendu il restera à tous les gus dans leurs garages (dont je fais partie) la possibilité de s'auto-héberger pour échanger en toute confidentialité leur acrimonies et quelques photos de vacances via UUCP. Comme ça l'honneur est sauf.
Bienvenue dans le meilleur des mondes.
Ça reste un monde que les utilisateurs ont majoritairement décidé d'avoir. Et à un moment, décider à la place des gens ce qui est bon pour eux et comment ils doivent vivre me semble un chouilla malsain. Qu'est ce que je fais du coup ? J'incite les gens à avoir leurs propres blogs et leur fournit l'appui technique. Des qu'une discution s'oriente sur l'informatique et les réseaux je présente les enjeux et conséquences du "minitel 2.0". La neutralité du réseau et un problème entre le FAI et son client. Exiger de Twitter qu'il héberge tout et n'importe quoi reviens à demander à Microsoft de faire du logiciel libre... ça nous ferrait tous plaisir, mais on n'a aucun droit pour l'exiger. Il faut faire changer la mentalité de la base pour que les entreprises trouvent leur compte à coller à nos envies.
[^] # Re: Neutralité du Net: politique vs technologies de contournement
Posté par Guillaume Rossignol . En réponse au journal Twitter et les politiques de censure.. Évalué à 5.
C'est marrant, parce que je suis d'accord avec le principe énoncé mais je ne place pas les responsabilités au même endroit :
Il ne scrute que ce qui passe par leurs serveurs. Donc soit le moteur de recherche (que je peux parfaitement ne pas utiliser) et les outils qu'utilisent les webmaster (j'ai qu'à faire attention à là où je vais). Personne ne nous force à utiliser des services fournit par des sociétés qui nous propose le service sous certaines conditions.
Mais c'est bien pour ça que tu as le droit de t’héberger pour pouvoir écrire tout ce que tu veux, et c'est aussi au noms de ces liberté qu'on ne va pas pouvoir imposer à une entreprise d'utiliser ses serveurs pour afficher des choses qu'elle aurait décidé de ne pas afficher.
Ce n'est pas un argument ça. On est plusieurs à défendre la position «internet est un espace comme les autres, il ne nécessite pas de lois nouvelles, tout l'arsenal juridique nécessaire existant déjà», à partir de là, considérer l'éditeur d'un contenu comme libre de ce qu'il décide d'afficher ne me semble pas déconnant.
Après, ce pose le problème plus philosophique du légal et du légitime, mais pour reprendre l'exemple de Twitter, cela ne me choquerait pas qu'on me refuse un espace pour exprimer une idée négationniste (ou un appel à la violence) (car la loi m'interdit de le faire, donc à partir de là, je vois pas pourquoi quelqu'un se mouillerait pour quelque chose que je peux faire moi même), ce qui me choque, c'est que la loi soit écrite dans ce sens.
Ça reste un monde que les utilisateurs ont majoritairement décidé d'avoir. Et à un moment, décider à la place des gens ce qui est bon pour eux et comment ils doivent vivre me semble un chouilla malsain. Qu'est ce que je fais du coup ? J'incite les gens à avoir leurs propres blogs et leur fournit l'appui technique. Des qu'une discution s'oriente sur l'informatique et les réseaux je présente les enjeux et conséquences du "minitel 2.0". La neutralité du réseau et un problème entre le FAI et son client. Exiger de Twitter qu'il héberge tout et n'importe quoi reviens à demander à Microsoft de faire du logiciel libre... ça nous ferrait tous plaisir, mais on n'a aucun droit pour l'exiger. Il faut faire changer la mentalité de la base pour que les entreprises trouvent leur compte à coller à nos envies.