• [^] # Re: à ce point là ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Linux Magazine 146 - suicide ou rachat par google ?. Évalué à 10.

    Un service, ce n'est pas quelque chose à posséder et à appréhender. C'est un service.

    Mais en l’occurrence c'est un service ni gracieux1, ni gratuit. Il ne se paye peut être pas directement sous forme d'argent, mais il est assurément proposé dans le cadre d'une volonté de profit financier. La facture se paiera (financièrement) à l'achat des produits, et socialement par la dégradation continuelle de la vie privée de tous (y compris ceux qui se refusent à utiliser les dits services).

    On peut aussi tirer de ta décision qu'il existe une demande pour des prestations de service. Celle-ci pourrait tout à fait être assuré par des SSLL, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui bloque ? Les gens veulent-ils à tout pris avoir l'illusion de ne pas payer pour les services commerciaux auxquelles ils font appel ?

    J'invite d'ailleurs les lecteurs à suggérer les organismes (associations, entreprises...) qui proposent les services que recherchent les gens comme Denis ; mais qui utilisent des logiciels libres pour se faire, avec une charte de respect de la vie privée des utilisateurs acceptable.

    Pour imager. Quand je vais au resto, je m'en fiche de la recette, je veux que de soit bon, qu'on me serve et ne pas avoir à faire la vaisselle.

    Évidemment tu images et toute analogie à ses limites, mais ici elles paraissent trop prononcées. D'abord – pour autant que je sache – quand on va au restaurant on s'attend à régler l'addition. Mais cela n'est que la partie émergé de l'iceberg.

    Quand je décide d'aller au restaurant, je prend une décision à faible impact sur la société. Il y a peut être un faible effet réseau, je le recommanderais ou non à des amis par la suite, voilà tout.

    Maintenant imaginons le restaurant gratuit, où à la fin on ne paie pas d'addition. Mais dès notre arrivée dans le restaurant, il faut accepter un contrat qui stipule que le restaurateur pourra faire ce qu'il désire des informations qu'il saura accumuler sur nous. Il faut bien entendu donner son identité au restaurateur. Le restaurant est bourré de caméras et de capteurs en tout genre pour analyser tous nos faits et gestes.

    De plus, avant chacun des délicieux mets proposés, il faut donner des renseignements sur ses connaissances. Et là nous ne prenons plus une décisions que pour nous mêmes, nous prenons une décision qui – à notre niveau – à un impact important sur la société que nous contribuons à construire.

    Évidemment, dans le cas de ce restaurant, l'effet réseau est encore faible comparé à ce qui se passe dans le cas de prestataires comme google.

    Alors, quelle amertume de voir la promotion de tels établissements dans nos guides culinaires préférés, qui nous ont si bien conseillé par le passé.

    1 Merci à Antoine Moreaux pour la suggestion de ce terme.