• [^] # Re: Pessimisme...

    Posté par . En réponse au journal Black march. Évalué à 2.

    Pendant des années, alors que le pouvoir, l'appétit et l'agressivité de ces industries croissait, la communauté pirate appelait à un boycott partiel. L'idée, c'était simplement d'arrêter de payer ce qui était vendu (DVD, CD, cassettes, places de cinéma, "musique dématérialisée"...) et de se procurer tout ça illégalement.

    Nous en avons déjà discuté. Mais je tiens tout de même à dire que si tu veut enfreindre la loi il n'y a pas de problème, mais appeler à d'autres à l'enfreindre n'est pas une bonne idée à mon avis.

    Le problème, c'est qu'on se rendait compte que plus on piratait, plus on favorisait ces industries : certaines majors avaient investi dans la pub sur les plateformes de Direct Download, et des études montraient que les gens qui téléchargeaient le plus étaient également ceux qui achetaient le plus. Terrible désillusion, pour le pirate engagé, que de prendre conscience que lorsqu'il télécharge un DVDRip sur bittorrent, une bonne partie des pairs avec qui il partage finiraient par acheter le DVD, la place de cinéma ou un "droit de lecture" temporaire du film sur une plateforme légale dans les mois qui suivent...

    Ça auras mis quoi ? Une dizaine d'année, pour que cette communauté s'en rende compte ?

    La communauté pirate décide donc d'aller plus loin : désormais il faut prouver à l'industrie du divertissement qu'on peut se passer d'elle non seulement pour la diffusion et le financement des œuvres, mais aussi pour la création. On appelle donc à un boycott total.

    C'est toi qui https://linuxfr.org/users/didrik-pining/journaux/confessions-dun-pirate#comment-1246951 nous expliquait :

    La loi garanti que tu ne sera pas obligé d'acheter un produit dont tu n'as pas besoin. [...] Personne ne t'oblige à écouter les Wampas.

    Et c'est là qu'il est nécessaire de redéfinir ce qu'est un besoin. À priori il semble sensé de prétendre qu'on n'a pas besoin d'écouter un CD ou de voir un film. Cependant peut-on pour autant se couper de toute la culture qui nous entoure ? Toute cette culture, majoritairement propriétaire, n'est-elle pas ce qui nous définit, ou qui du moins définit notre appartenance à une société ?

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