• [^] # Re: Juste un site de telechargement comme les autres...

    Posté par . En réponse au journal Victimes collatérale de Megaupload. Évalué à 4.

    Les films donnés en exemple sur la page que tu cites — à part pour les tortues ninja, pour lequel je suis bien incapable de comprendre quoique ce soit aux millions d'éditions et d'ailleurs, on se demande bien ce qu'il fout là, celui-ci — bref ; ces films ne sont pas trouvables sur Amazon.

    Le journal donne je pense une bonne explication de ce qu'était ce site :
    > Une sorte d'abandonware pour film.

    Je vois ça aussi un peu comme les groupes d'auditeurs de France-Culture qui s'échangeaient (par la poste) des cassettes des émissions, et qui ont permis à quelques réalisateurs ou auteurs de remettre la main sur leurs travaux quand le producteur ou l'archive firent défaut...

    Quant au « juste pas en français », si tu ne causes pas la langue, qu'il n'y a pas de sous-titres, que c'est un film bavard, ou que tu veux le faire voir à tes mômes dans la version d'origine (pour Pinocchio par exemple), tu fais quoi ? Lis les cris de désespoir de ces pauvres gens qui sont prêts à faire n'importe quoi pour mettre la main sur une copie de Pinocchio.
    Lis-les, et reviens ici écrire : contrefaçon illégal prison ^.^

    En édition littéraire, les contrats prévoient (pas toujours mais souvent) que l'auteur récupère ses droits si l'éditeur ne réédite pas au bout d'une durée quelconque.

    Chez les gens du cinéma ou de l'audiovisuel, ça n'existe pas : la chaîne des droits est bien trop complexe. Et ces gens n'ont de toute façon pas encore la culture de la dupli-photo-etc-copie, comme les écrivains, qui eux l'ont depuis bien longtemps...
    Sans compter les coûts et le côté technique de la chose.
    Mais justement, en mettant de côté l'histoire des hébergeurs industriels, ne penses-tu pas que l'Internet puisse (et doive) servir à ceux qui se désespèrent de ce Pinocchio ?