Cette recherche, payée avec les deniers du peuple (quel que soit le pays) est rendue inaccessible par ce système. Oui, il y a des moyens de circonvenir à cela (inclure l'article sous forme de version étendue, avoir une mise en page différente, etc.), mais ça reste du « bricolage ».
La version que j'ai entendue chez les chercheurs à qui j'avais posé la question (en informatique) est assez différente: ils mettent leur article tel quel sur leur page web, sans se poser de question. Oui, en théorie tu as donné le copyright à la maison d'édition, mais c'est une demande absurde et ils passent outre. Ils considèrent même qu'il est anormal de ne pas procéder ainsi, qu'un chercheur qui ne rend pas ses articles accessibles en ligne sans coût ne fait pas bien son travail. Et si la maison d'édition veut se plaindre, et bien qu'elle essaie, on lui trouvera un remplaçant.
En tant que libriste je suis mal à l'aise avec cette pratique qui est une forme de violation du droit d'auteur. En même temps cela me semble être une forme d'inobéissance raisonnable. On a tout à perdre, dans ce cas, à respecter à la lettre l'accord de publication : ça ne joue pas en faveur des journaux/conférence libre accès, et ça prive les gens de nos articles ou les incite à payer, comme le fait ton labo, l'IEEE/ACM/etc. pour y avoir accès.
[^] # Re: Réponse d'Elsevier
Posté par gasche . En réponse à la dépêche Le libre accès et l'appel au boycott contre Elsevier. Évalué à 2.
La version que j'ai entendue chez les chercheurs à qui j'avais posé la question (en informatique) est assez différente: ils mettent leur article tel quel sur leur page web, sans se poser de question. Oui, en théorie tu as donné le copyright à la maison d'édition, mais c'est une demande absurde et ils passent outre. Ils considèrent même qu'il est anormal de ne pas procéder ainsi, qu'un chercheur qui ne rend pas ses articles accessibles en ligne sans coût ne fait pas bien son travail. Et si la maison d'édition veut se plaindre, et bien qu'elle essaie, on lui trouvera un remplaçant.
En tant que libriste je suis mal à l'aise avec cette pratique qui est une forme de violation du droit d'auteur. En même temps cela me semble être une forme d'inobéissance raisonnable. On a tout à perdre, dans ce cas, à respecter à la lettre l'accord de publication : ça ne joue pas en faveur des journaux/conférence libre accès, et ça prive les gens de nos articles ou les incite à payer, comme le fait ton labo, l'IEEE/ACM/etc. pour y avoir accès.