• [^] # Re: Le CNRS s'émeut aussi du comportement des éditeurs scientifique

    Posté par . En réponse à la dépêche Le libre accès et l'appel au boycott contre Elsevier. Évalué à -1.

    [...] on a par extrapolation abusive au niveau mondial un CA de 70/2.5*3~=85G,ドル soit du 2% d'économies possibles au grand maximum. C'est toujours peu, trop peu pour risquer la recherche mondiale, même si c'est assez pour devoir être réduit si possible.

    Je ne comprends pas en quoi couper les ailes des éditeurs "risquerait la recherche mondiale"?

    1. Les maisons d'édition ont un rôle très secondaire dans la recherche. Ils ne créent pas le contenu des articles, et ne font même pas les relectures eux-même.

    2. Elles ont un rôle néanmoins un organisationnel de tri des articles (qu'elles délèguent) et de prospection. Or, à mon sens, elles remplissent de moins en moins bien cette fonction (voir les horreurs qui commencent à passer dans les grandes revues, les revues de complaisance avalisées par de grands éditeurs...).

    3. Elles avaient, en tant que revue, un rôle de dissémination du savoir. J'ai l'impression que leur politique tarifaire en fait maintenant des adversaires de la diffusion des connaissances.

    4. La volonté d'évaluation forcenée des chercheurs (et pas de leur travail) a donné un poids hélas immense aux maison d'édition. Nous sommes à l'époque du "publier coûte que coûte" (au détriment bien souvent de la qualité scientifique) qui a rend les chercheurs dépendants, au moins à première vue, aux maisons d'édition et aux conférences. Beaucoup on vu dans ce changement une manière de se faire beaucoup, beaucoup d'argent.
      Ceci dit, la communauté des chercheurs a techniquement les possibilités de publier autrement (merci Internet), même si cela demande une certaine organisation. Pourquoi rester lier à ces maisons d'édition qui abusent?

    Et puis merde, recherche publique, résultats publics!