Moi ce que j'attends c'est la réaction qui va suivre, et là on a plusieurs possibilités
chiffrement total et P2P anonyme
migration vers d'autres serveurs ddl (certain blacklistent déjà les US)
retour sur irc ou les newsgroups
multiplication des DHT et des P2P intégrant un système de blacklist.
Un fonctionalité que je verrais bien, c'est un P2P avec un espèce de TOR dedans. Un vrai F2F (friend-to-friend).
Le principe, c'est de n'accepter/établir des connexions que depuis/vers des personnes connues. On entre dans le logiciels les identifiants (eg. clé GPG) de chaque participant. Ainsi, chaque participant établi son réseau de confiance avec qui il peut échanger des données, et avec personne d'autre.
Le second point est que chaque participant serve de relais inter- réseaux de confiance. En utilisant une heuristique simple pour l'expiration des demandes (eg. plus de 5 minutes écoulée signifie que ni ce friend, ni aucun de ses amis, ni aucun des amis de ses amis... ne possède la ressource demandée.), on peut facilement limiter la profondeur de parcours. Ainsi, la recherche fera des sauts de réseaux en réseau, mais toujours au nom d'un participant de ce réseau.
De ce fait, il n'y aurait plus du tout de tracker. C'est un peu ce que font les liens magnet qui n'utilisent qu'une table de hachage distribuée (DHT), mais avec en plus la limitation des requêtes aux pairs de confiance, qui se chargent de transférer la requète en leur nom, de sorte qu'il n'est pas possible de remonter vers l'origine de la demande (chaque pair ne connaissant que le pair demandeur et le/les pairs requêtés).
Certes, c'est un peu ce que freenet et darknet font, mais avec en plus l'identification forte des pairs de confiance.
Il reste toujours quelques problèmatiques :
la gestion simple de l'identification forte. Les clés GPG, ce n'est aujourd'hui pas à la portée de la mamie du Cantal (même moi je m'y perds parfois...)
La confiance dans le réseau est limitée. A l'inverse d'un réseau de confiance GPG tel qu'on le connait aujourd'hui, et dans lequel une très très large majorité est consciente des implications, un réseau F2F est par nature plus délétère en ce qui concerne la prise de conscience des implications d'une telle infrastructure. Si un Kevin ajoute tout le monde est n'importe qui, le réseau est compromis. Cela se cantonne néanmoins au Kevin en question, jusqu'à ce qu'une décision de justice ordonne le listing des amis de ce Kevin, et des amis de ses amis... Mais d'aucun pourront arguer qu'il ne fallait pas faire confiance au Kevin en question dès le début...
La responsabilité individuelle est déjà mise à mal par certaines lois liberticide, comme en France avec l'HADOPI, qui requiert une sécurisation de l'accès à internet. Et donc pourrait rendre responsable du téléchargement le propriètaire de cet accès.
Au contraire de TOR qui permet d'utiliser un noeud pour établir un lien sécurisé entre deux autres noeuds, cette méthode permet à chaque noeud d'espionner le contenu des données transmises.
Toujours preneur de remarques et commentaires... ;-)
[^] # Re: C'est un peu comme l'hydre tout ça
Posté par ymorin . En réponse au journal Vers la fin du direct download ?. Évalué à 4.
Un fonctionalité que je verrais bien, c'est un P2P avec un espèce de TOR dedans. Un vrai F2F (friend-to-friend).
Le principe, c'est de n'accepter/établir des connexions que depuis/vers des personnes connues. On entre dans le logiciels les identifiants (eg. clé GPG) de chaque participant. Ainsi, chaque participant établi son réseau de confiance avec qui il peut échanger des données, et avec personne d'autre.
Le second point est que chaque participant serve de relais inter- réseaux de confiance. En utilisant une heuristique simple pour l'expiration des demandes (eg. plus de 5 minutes écoulée signifie que ni ce friend, ni aucun de ses amis, ni aucun des amis de ses amis... ne possède la ressource demandée.), on peut facilement limiter la profondeur de parcours. Ainsi, la recherche fera des sauts de réseaux en réseau, mais toujours au nom d'un participant de ce réseau.
De ce fait, il n'y aurait plus du tout de tracker. C'est un peu ce que font les liens magnet qui n'utilisent qu'une table de hachage distribuée (DHT), mais avec en plus la limitation des requêtes aux pairs de confiance, qui se chargent de transférer la requète en leur nom, de sorte qu'il n'est pas possible de remonter vers l'origine de la demande (chaque pair ne connaissant que le pair demandeur et le/les pairs requêtés).
Certes, c'est un peu ce que freenet et darknet font, mais avec en plus l'identification forte des pairs de confiance.
Il reste toujours quelques problèmatiques :
Toujours preneur de remarques et commentaires... ;-)
Hop,
Moi.