• [^] # Re: C'est dingue... Donc, merci.

    Posté par . En réponse au journal Plaisir de lire, réjouissance du malheur d'autrui.. Évalué à 0.

    Vous êtes taquin.

    Reprenons les différents arguments logiques pour et contre l'existence de Dieu qu'il y a sur cette page Wikipedia.

    Les preuves logiques pour l'existence de Dieu sont des paralogismes qui n'ont au mieux qu'un intérêt historique.
    Elles reposent toutes, au final, sur l'idée que l'existence est un attribut du sujet, Dieu en l'occurrence, dont on pourrait dégager la nécessaire implication par l'analyse logique de certaines propositions et de leurs relations. Cette idée avait un certain crédit logique lorsque cette dernière se confondait avec la syllogistique et la grammaire mais, comme je le disais un peu plus haut, ce n'est plus le cas depuis Frege, Russel et Wittgenstein, autrement dit depuis la naissance de la logique standard contemporaine, il y a un peu plus d'un siècle (vous remarquerez d'ailleurs que toutes ces «preuves» ont été formulées bien avant cette époque, et réfutées depuis). Plus d'un siècle, vraiment.

    Les deux preuves logiques contre l'existence de Dieu n'en sont pas vraiment non plus : la première, qui est plus épistémologique qu'à proprement parler logique, affirme simplement qu'un objet dont la valeur de vérité est invérifiable n'est pas logiquement valide (et «ce dont on ne peut parler, il faut le taire»), et la seconde montre plutôt l'impossibilité de parler logiquement d'un objet sans cause (ce dont j'avais déjà parlé un peu plus haut, en reprenant la critique formulée par Kant à ce sujet).
    Donc ces deux «preuves» de l'inexistence de Dieu montrent seulement que l'on ne peut pas en parler logiquement.

    Les différents titres sont trompeurs (je ne dis pas que cet article est mauvais pour autant), mais il suffisait de creuser un peu, et de suivre les différents liens, pour s'en rendre compte. Il ne faut pas seulement balancer des liens à la sauvette, non, il ne faut pas.

    Après, il y a certainement moyen de formuler des «preuves» plus consistantes dans le cadre des logiques non-standards, comme la logique modale utilisée par Gödel dans sa preuve ontologique, mais je ne pense pas que ce soit ce à quoi l'on pense généralement lorsque l'on parle de logique.