Bah, à la décharge des réactions épidermiques, je dois avouer que je n'ai pas beaucoup d'humour sur ce genre de choses. Rigoler sur les Raëliens ou sur les adeptes de la fin du monde, oui, c'est amusant, car ils ne posent pas de problème particulier à la société ; il y aura toujours quelques allumés de toutes manière, et on peut les assimiler à des doux-dingues dont il faut mieux rire que de les enfermer pour détruire les quelques neurones qui leur restent à l'aide de molécules agressives.
Par contre, les religieux fanatiques, ça ne me fait pas rire. On a la chance de vivre en France, qui est le pays le plus laïc et le plus athée du monde, et dans lequel on jouit d'une certaine liberté de pensée. Mais il ne faut pas perdre de vue que ce contexte est très rare, et que la très grande majorité des êtres humains passent leur enfance à être abreuvés de telles conneries (Y'a un mec super-puissant dans le ciel, il va te faire souffrir pour l'éternité si tu te touches le zizi, tu dois vivre dans le respect des traditions religieuses de papa et maman qui ne te parleront plus si tu n'admets pas sans discussion ce gloubiboulga de trucs sans queue ni tête). Et leur vie adulte à admettre des codes sociaux non justifiés, comme le statut "chat-bite" de l'irrationalité religieuse ("je ne peux pas travailler le vendredi parce que je dois m'occuper de mes parents malades" -> viré, "je ne peux pas travailler parce que je crois qu'une puissance invisible me le demande" -> acceptable). Et malgré l'éducation, Internet, la télévision, l'accès à la culture et aux voyages, l'irrationalité religieuse reste encore un moteur social, politique et éthique majeur. Et ça, ça me fout quand même drôlement les jetons, parce que c'est une menace concrète sur notre civilisation ; si l'Homme moderne est incapable de faire évoluer sa vie spirituelle avec le progrès de ses connaissances, alors il va remettre en doute l'intérêt de ce progrès.
[^] # Re: Pourquoi j'ai posté ce journal
Posté par arnaudus . En réponse au journal Plaisir de lire, réjouissance du malheur d'autrui.. Évalué à 10. Dernière modification le 11 janvier 2012 à 08:54.
Bah, à la décharge des réactions épidermiques, je dois avouer que je n'ai pas beaucoup d'humour sur ce genre de choses. Rigoler sur les Raëliens ou sur les adeptes de la fin du monde, oui, c'est amusant, car ils ne posent pas de problème particulier à la société ; il y aura toujours quelques allumés de toutes manière, et on peut les assimiler à des doux-dingues dont il faut mieux rire que de les enfermer pour détruire les quelques neurones qui leur restent à l'aide de molécules agressives.
Par contre, les religieux fanatiques, ça ne me fait pas rire. On a la chance de vivre en France, qui est le pays le plus laïc et le plus athée du monde, et dans lequel on jouit d'une certaine liberté de pensée. Mais il ne faut pas perdre de vue que ce contexte est très rare, et que la très grande majorité des êtres humains passent leur enfance à être abreuvés de telles conneries (Y'a un mec super-puissant dans le ciel, il va te faire souffrir pour l'éternité si tu te touches le zizi, tu dois vivre dans le respect des traditions religieuses de papa et maman qui ne te parleront plus si tu n'admets pas sans discussion ce gloubiboulga de trucs sans queue ni tête). Et leur vie adulte à admettre des codes sociaux non justifiés, comme le statut "chat-bite" de l'irrationalité religieuse ("je ne peux pas travailler le vendredi parce que je dois m'occuper de mes parents malades" -> viré, "je ne peux pas travailler parce que je crois qu'une puissance invisible me le demande" -> acceptable). Et malgré l'éducation, Internet, la télévision, l'accès à la culture et aux voyages, l'irrationalité religieuse reste encore un moteur social, politique et éthique majeur. Et ça, ça me fout quand même drôlement les jetons, parce que c'est une menace concrète sur notre civilisation ; si l'Homme moderne est incapable de faire évoluer sa vie spirituelle avec le progrès de ses connaissances, alors il va remettre en doute l'intérêt de ce progrès.