« L'existence précède l'essence », c'est de Sartre, qui ne fait que transformer une formule de Heidegger, « l'existence est un projet-jeté », et ça ne signifie pas qu'un concept présuppose une attribution d'existence, seulement que nous somme toujours déjà quelque chose, avant d'être tout court.
Par ailleurs, la logique standard contemporaine considère que l'existence n'est pas un prédicat de l'objet, donc je ne vois pas trop comment l'on pourrait démontrer logiquement l'existence ou l'inexistence de Dieu.
« Si les propositions portent sur des faits, leur analyse permet de considérer des objets ou des individus. D'où l'introduction de concepts qui jouent un rôle philosophique important (identité, prédication, satisfaction, référence, etc.). Un des exemples majeurs en est le concept d'existence mis en jeu par la quantification existentielle. Ce concept permet l'analyse de la catégorie philosophique d'existence et la critique des conceptions traditionnelles en la matière.
Ainsi, la logique contemporaine prouve que l'existence, contrairement à ce que suggère la grammaire, n'est pas un prédicat d'objet. Cela, vu par Hume, repris par Kant, formalisé par Frege et Russel, justifie par exemple la critique carnapienne du cogito cartésien ou le rejet de la «preuve» a priori de l'existence de Dieu. »
Denis Vernant, Introduction à la logique standard.
On peut par contre montrer, ce que Wittgenstein a fait, ou Kant bien avant lui, qu'on ne peut pas parler logiquement de Dieu. Par exemple, pour Kant : la pensée et le discours rationnels sont soumis à la catégorie de la causalité ; or dieu est un objet qui par définition n'est pas soumis à cette catégorie ; donc on ne saurait en parler rationnellement.
Sinon, comme «preuve logique» amusante (qu'est-ce qu'on se marre) de l'existence de Dieu, il y la preuve ontologique de Gödel.
[^] # Re: C'est dingue... Donc, merci.
Posté par Passant . En réponse au journal Plaisir de lire, réjouissance du malheur d'autrui.. Évalué à 2.
« L'existence précède l'essence », c'est de Sartre, qui ne fait que transformer une formule de Heidegger, « l'existence est un projet-jeté », et ça ne signifie pas qu'un concept présuppose une attribution d'existence, seulement que nous somme toujours déjà quelque chose, avant d'être tout court.
Par ailleurs, la logique standard contemporaine considère que l'existence n'est pas un prédicat de l'objet, donc je ne vois pas trop comment l'on pourrait démontrer logiquement l'existence ou l'inexistence de Dieu.
« Si les propositions portent sur des faits, leur analyse permet de considérer des objets ou des individus. D'où l'introduction de concepts qui jouent un rôle philosophique important (identité, prédication, satisfaction, référence, etc.). Un des exemples majeurs en est le concept d'existence mis en jeu par la quantification existentielle. Ce concept permet l'analyse de la catégorie philosophique d'existence et la critique des conceptions traditionnelles en la matière.
Ainsi, la logique contemporaine prouve que l'existence, contrairement à ce que suggère la grammaire, n'est pas un prédicat d'objet. Cela, vu par Hume, repris par Kant, formalisé par Frege et Russel, justifie par exemple la critique carnapienne du cogito cartésien ou le rejet de la «preuve» a priori de l'existence de Dieu. »
Denis Vernant, Introduction à la logique standard.
On peut par contre montrer, ce que Wittgenstein a fait, ou Kant bien avant lui, qu'on ne peut pas parler logiquement de Dieu. Par exemple, pour Kant : la pensée et le discours rationnels sont soumis à la catégorie de la causalité ; or dieu est un objet qui par définition n'est pas soumis à cette catégorie ; donc on ne saurait en parler rationnellement.
Sinon, comme «preuve logique» amusante (qu'est-ce qu'on se marre) de l'existence de Dieu, il y la preuve ontologique de Gödel.