• [^] # Re: Modèle économique et technique

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Fin de Mandriva .... Évalué à 7.

    Tu es à coté de la plaque. L’énergie à faire "un noyau à sa sauce", c'est juste "répondre aux demandes des clients". Il y a pas des patchs de folies, juste des correctifs et des drivers backportés, parce que les gens qui payent en ont besoin.
    Et le noyau est justement basé sur un code mis en commiun ( à savoir Linux ), et pareil pour tout les softs. Le système de paquet, c'est rpm, c'est aussi codé depuis des années en commun par les distros. Il y a eu des fonctionnalités rajoutés, pour répondre à des vrais problèmes.

    Et mettre plus en commun, c'est au final juste fournir du service autour des distros des autres. C'est pas plus viable que le modèle d'éditeur, il suffit de voir les SSII, et les boites de services qui coulent quand même. Le business modèle est aussi viable que les autres.

    Pour moi, le manque de succès, c'est le même que les autres boites, c'est le produit qui se vends pas. Soit parce qu'il est sur un marché saturé, soit parce que les commerciaux font de la merde, soit parce que les techos font un truc buggué et les gens le savent.
    Dans le cas de Mandriva, il y a eu de tout. Les investisseurs qui ont fait de la merde, qui ont plombés les comptes en mettant du management incapable en place ( en 2003 ), le fait de changer de focus assez régulièrement ( e-learning, firewall, serveur, desktop, oem ), le rachat de société sur le point de couler aussi ( edge-it, linbox, connectiva ), donc pas forcément viable. Et si on en crois les papiers fournis aux actionnaires, l'arrivée d'Ubuntu a tiré les revenus vers le bas, rendant le concept du club non viable. Et je pense que la concurence de Red Hat et de Novell a rendu la position de la version serveur assez fragile.