Je pense que je peux te rassurer en te disant que tu ne sera pas élu président en te présentant à la prochaine élection après avoir créé ton parti ;)
On est donc relativement d'accord. Je sais que la critique est aisée et que, ne serait-ce que proposer une alternative pour des sujets aussi complexes est vraiment difficile. Et je suis d'accord avec l'idée que si personne ne propose rien, on n'avance pas non plus.
Que faire alors? Lorsque j'ose en parler autour de moi à des gens suffisamment ouverts d'esprits pour ne pas se braquer, je trouve peu d'échos favorables (mais il faut dire que j'évolue dans un milieu relativement conservateur). Si vous connaissez des mouvements, assos militant dans ce sens (mais sans verser dans l'anarchie), je suis tout ouïe...
Il y a tout de même une certaine hypocrisie dans le discours ambiant et même chez ceux ici qui s'opposent à l'abstentionnisme. En général, vous n'avez pas l'air de nier qu'il y ait un certain malaise dans le système politique et dans la perception qu'en ont les citoyens mais vous avez l'air de penser (peut-être que je me trompe) que la situation pourrait s'améliorer en continuant à voter comme on le fait depuis des décennies...il faudrait aussi prendre clairement position et ne pas se contenter du statu-quo!
Le problème de simplement constater qu'il y a un malaise c'est qu'au delà du constat, ça ne va pas très loin. Surtout qu'au final qui est-ce que tu attends pour sortir du malaise ? Les même politique que tu rends justement responsables?
Effectivement, non. Les hommes politiques en France le sont de carrière et n'ont aucun intérêt personnel à ce que cela change (à part quelques idéalistes).
Comme je le disais juste avant je ne vois pas comment et par où attaquer le problème malheureusement. Mais le fait d'en parler, avec des amis ou dans des espaces "semi-publics" comme ici est déjà un début.
mais je trouve que la balance penche fortement du côté de ceux qui ont le pouvoir depuis le début de la 5ème République.
Qui on été élu par ceux qui vote.
La question est éminemment complexe. Pour rebondir également sur la réaction précédente qui va dans le même sens, il est évident que les citoyens ont leur part de responsabilité puisque ce sont eux qui votent et choisissent leur représentants. Voici quelques remarques qui expliquent pourquoi je pense que la faute revient plus à la classe dirigeante (politique et économique) qu'aux citoyens eux-mêmes:
le système de vote comporte des biais (cf. la dépêche sur le vote électronique);
le rôle initial de l’École républicaine (permettre aux citoyens d'avoir une culture suffisante pour apprécier les enjeux politiques et voter au-delà de leur intérêt personnel) ayant été totalement dévoyé, les citoyens n'ont plus les connaissances nécessaires pour voter de manière "rationnelle";
la propagande et le discours politiques influencent grandement les conceptions et donc les votes des citoyens (campagne "insécuritaire" de la droite en 2007, faire croire que la défiscalisation des heures supplémentaires est globalement bénéfique aux travailleurs, que la baisse de la fiscalité sur les hauts revenus encourage l'investissement, que le recul de l'âge de la retraite est inévitable...);
les scandales à répétition (détournement de fonds publics, abus de bien sociaux, enrichissement personnel) minent la confiance que les citoyens ont dans leurs représentants.
[^] # Re: Abstentionniste convaincu
Posté par Sclarckone . En réponse au journal Attention : jusqu'au 31 décembre 2011 pour les listes électorales. Évalué à 2.
On est donc relativement d'accord. Je sais que la critique est aisée et que, ne serait-ce que proposer une alternative pour des sujets aussi complexes est vraiment difficile. Et je suis d'accord avec l'idée que si personne ne propose rien, on n'avance pas non plus.
Que faire alors? Lorsque j'ose en parler autour de moi à des gens suffisamment ouverts d'esprits pour ne pas se braquer, je trouve peu d'échos favorables (mais il faut dire que j'évolue dans un milieu relativement conservateur). Si vous connaissez des mouvements, assos militant dans ce sens (mais sans verser dans l'anarchie), je suis tout ouïe...
Il y a tout de même une certaine hypocrisie dans le discours ambiant et même chez ceux ici qui s'opposent à l'abstentionnisme. En général, vous n'avez pas l'air de nier qu'il y ait un certain malaise dans le système politique et dans la perception qu'en ont les citoyens mais vous avez l'air de penser (peut-être que je me trompe) que la situation pourrait s'améliorer en continuant à voter comme on le fait depuis des décennies...il faudrait aussi prendre clairement position et ne pas se contenter du statu-quo!
Effectivement, non. Les hommes politiques en France le sont de carrière et n'ont aucun intérêt personnel à ce que cela change (à part quelques idéalistes).
Comme je le disais juste avant je ne vois pas comment et par où attaquer le problème malheureusement. Mais le fait d'en parler, avec des amis ou dans des espaces "semi-publics" comme ici est déjà un début.
La question est éminemment complexe. Pour rebondir également sur la réaction précédente qui va dans le même sens, il est évident que les citoyens ont leur part de responsabilité puisque ce sont eux qui votent et choisissent leur représentants. Voici quelques remarques qui expliquent pourquoi je pense que la faute revient plus à la classe dirigeante (politique et économique) qu'aux citoyens eux-mêmes:
le système de vote comporte des biais (cf. la dépêche sur le vote électronique);
le rôle initial de l’École républicaine (permettre aux citoyens d'avoir une culture suffisante pour apprécier les enjeux politiques et voter au-delà de leur intérêt personnel) ayant été totalement dévoyé, les citoyens n'ont plus les connaissances nécessaires pour voter de manière "rationnelle";
la propagande et le discours politiques influencent grandement les conceptions et donc les votes des citoyens (campagne "insécuritaire" de la droite en 2007, faire croire que la défiscalisation des heures supplémentaires est globalement bénéfique aux travailleurs, que la baisse de la fiscalité sur les hauts revenus encourage l'investissement, que le recul de l'âge de la retraite est inévitable...);
les scandales à répétition (détournement de fonds publics, abus de bien sociaux, enrichissement personnel) minent la confiance que les citoyens ont dans leurs représentants.