Laisse-moi la télé, la radio, les journaux une année ou deux, je te jure qu'ils finiront par être globalement d'accord avec moi*. Aussi aliénés, mais avec un nouveau maître qui, ma foi, ne saurait être bien pire que ceux qu'ils ont actuellement.
Pour ce qui est de la nocivité prétendue, évidemment, quand on commence par nier les rapports de force à l'œuvre dans la société, et qu'avec un infini courage on se place dans le courant dominant pour — délicieux renversement — accuser ceux qui sont en guerre à mort** contre le système de vivre dans le confort intellectuel, on ne risque pas de percevoir un quelconque problème digne de ce nom. Car quand on a concédé à ce point sur l'essentiel, ce qui reste de problème a fatalement une solution, là, toute faite, qu'il suffit de choisir en rayon comme n'importe quel produit de consommation***.
Même en tant que dernier des pauvres connards tout seul avec sa bite et son clavier, le courage resterait plus de mon côté que du tien, car je n'ai rien à acheter par de potentielles concessions et — si tu sais lire — rien à vendre à ceux qui ne savent pas voler.
* en fait ça reste à voir, selon que je me serais ou non renié en adoptant les formes de communication actuelles.
** dans le sens où on tente de lui arracher les conditions d'une autre existence.
*** ici tu comprendras que je n'ai effectivement rien à te proposer que tu puisses entendre. Mais si tu cherches un peu activement, tu découvriras que les dysfonctionnements inhérents à la société actuelle ont été conceptualisés et anticipés il y a près de quarante ans — quand tout allait encore soit-disant bien — par des esprits autrement plus denses et perspicaces que le mien.
[^] # Re: Abstentionniste convaincu
Posté par dr_home . En réponse au journal Attention : jusqu'au 31 décembre 2011 pour les listes électorales. Évalué à 3.
Laisse-moi la télé, la radio, les journaux une année ou deux, je te jure qu'ils finiront par être globalement d'accord avec moi*. Aussi aliénés, mais avec un nouveau maître qui, ma foi, ne saurait être bien pire que ceux qu'ils ont actuellement.
Pour ce qui est de la nocivité prétendue, évidemment, quand on commence par nier les rapports de force à l'œuvre dans la société, et qu'avec un infini courage on se place dans le courant dominant pour — délicieux renversement — accuser ceux qui sont en guerre à mort** contre le système de vivre dans le confort intellectuel, on ne risque pas de percevoir un quelconque problème digne de ce nom. Car quand on a concédé à ce point sur l'essentiel, ce qui reste de problème a fatalement une solution, là, toute faite, qu'il suffit de choisir en rayon comme n'importe quel produit de consommation***.
Même en tant que dernier des pauvres connards tout seul avec sa bite et son clavier, le courage resterait plus de mon côté que du tien, car je n'ai rien à acheter par de potentielles concessions et — si tu sais lire — rien à vendre à ceux qui ne savent pas voler.
* en fait ça reste à voir, selon que je me serais ou non renié en adoptant les formes de communication actuelles.
** dans le sens où on tente de lui arracher les conditions d'une autre existence.
*** ici tu comprendras que je n'ai effectivement rien à te proposer que tu puisses entendre. Mais si tu cherches un peu activement, tu découvriras que les dysfonctionnements inhérents à la société actuelle ont été conceptualisés et anticipés il y a près de quarante ans — quand tout allait encore soit-disant bien — par des esprits autrement plus denses et perspicaces que le mien.