• [^] # Re: Hum

    Posté par . En réponse au journal A Londres on a tout compris. Évalué à 2.

    Hum, alors, j'ai mon permis depuis 10 ans. J'ai déjà eu plusieurs accidents avec diverses fractures, je fait entre 20 et 30 000 km par ans, pour moitié en trajet domicile travail, pour l'autre en road-trip. Ma passion de la moto etant axée essentiellement sur le voyage, même si j'apprécie la convivialité des moto-club, des concentrations et des épreuves d'endurance sur circuit (auquel je ne participe pas). J'ai écrit un bout de texte pour le canard de mon moto-club qui résume assez bien ma façon de voir la moto :

    http://www.galamus.fr/moto/pelerinage_en_voxanie.html

    Voila pour la partie présentation, je ne sais pas si ça donne plus de poids à ce que je raconte, mais bon, c'est vrai que la discussion sur internet ça limite un peu de ce coté-là.

    Pour en revenir au sujet, je cite l'évitement en exemple sur un propos de fond visant à souligner une étude dont les conclusions montrait l'insuffisance de la formation, je cite (page 189 de la thése en question) :

    8.1. La relative « pauvreté » de la formation initiale à la conduite moto en France : un apprentissage limité et décontextualisé

    Les résultats de cette thèse ont permis de mettre en évidence certaines limites de la formation initiale dans l’apprentissage de la conduite moto Les situations de formation sont peu nombreuses, les théories de l’apprentissage sous-jacentes à cet enseignement sont « rudimentaires », basées sur la répétition excessive des situations d’examen. Nos résultats aboutissent à souligner la relative pauvreté de cette formation très fortement centrée sur la préparation à la réussite aux épreuves du permis, plutôt que dans la préparation à une conduite sûre dans le trafic. De plus, les résultats ont montré que ces situations de formation et de permis sont décontextualisées par rapport à la conduite post-permis. Les mécanismes qui sont abordés et évalués pendant le permis sont différents de ceux sollicités en conditions réelles de trafic. Tout un pan de l’activité de conduite post-permis : les dimensions perceptives et cognitives de l’activité, n’est pas traité en formation initiale. En résumé, les curriculums observés délivrent un enseignement, non-optimal, d’habiletés de conduite qui ne sont pas celles sollicitées par les motards après la formation. Ce contexte conduit à l’émergence de novices « surconfiants » et à des dangers potentiels pour ces motards et les autres usagers. Ce sont des « acrobates » (d’après Gérard Planchon, conseiller technique à la prévention routière), formés par la répétition des exercices de contrôle de la moto dans des environnements fermés, dont la réussite dans ces parcours a été testée lors de l’examen, et qui ont des lacunes importantes dans la lecture des situations de conduite. Ce contexte amène également les motocyclistes à apprendre véritablement à conduire une moto après l’obtention du permis, sur la base de découverte, d’exploration dans des situations risquées. Les résultats ont ainsi souligné l’importance de la construction du comportement de conduite après la formation initiale.

    Propos auquel je souscris complétement en rapport à ma propre expérience de la moto. Tout ça pour dire que oui, il y a des études et qu'il y a des pistes d'amélioration en terme de sécurité qui ne se limite pas au discours répressif et aux recommendations vestimentaires de nos drôles de gouvernants.

    Bonne route à toi, et si je peux me permettre un conseil que j'ai appris sur le tas (de ferraille), c'est quand tu commence à ne plus avoir peur en moto que tu es en danger.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.