En fait je n'ai pas cherché, je me suis fait reprendre sur l'usage du verbe "pallier" par un ami écrivain, il y a quelques temps.
Après, il y a deux attitudes quand quelqu'un nous fait remarquer une erreur: on peut soit accepter qu'on s'est trompé, prendre note du bon usage, et transmettre à son tour la correction. Ou bien on peut réagir comme un aigri, et laisser des aberrations se répandre, jusqu'à ce qu'elles soient tellement répandues que l'Académie ne puisse faire autrement que les accepter comme étant le bon usage.
On en arrive ainsi à des aberrations délirantes, dont la dernière réforme de l'orthographe est un bon exemple:
Les mots perdent leur étymologie ( coût, entraîner), les accords se font à l'encontre du bon sens (un compte-gouttes est un appareil qui compte plusieurs gouttes. S'il n'y en avait qu'une on n'aurait pas besoin de compter. compte-goutte au singulier et compte-gouttes au pluriel n'a aucun fondement.)
Toutes ces réformes ont pour cause le fait que de plus en plus de français (et je parle là de gens nés en France de parents français, pas d'étrangers qui pour certains pourraient donner des cours de langue à la majorité de la population dite de souche ) ne respectent plus les règles simples de construction de la langue, ne cherchent plus à comprendre d'où viennent les mots. Face à un problème (une population qui devient analphabète), on entérine l'analphabétisme au lieu de faire respecter les règles de la langue. C'est un nivellement par le bas qui est à l’œuvre, et qui conduit à un appauvrissement de la langue. On perd du sens quand on abandonne l'étymologie des mots et la logique des accords. On perd également la beauté de la langue, voire sa capacité à exprimer des idées complexes: La "novlangue" décrite par Orwell dans son roman 1984 a pour but, en appauvrissant le langage, d'appauvrir la pensée.
Tout ceci fait qu'il me semble nécessaire de résister, que ce soit en corrigeant au feutre les fautes trouvées dans l'espace public, ou en reprenant les gens sur LinuxFR, même si ça les aigrit.
Bonne journée.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: ca pourrait faire une depeche
Posté par Grunt . En réponse au journal CryptDB : un bond en avant pour la sécurité des base de données. Évalué à 10.
En fait je n'ai pas cherché, je me suis fait reprendre sur l'usage du verbe "pallier" par un ami écrivain, il y a quelques temps.
Après, il y a deux attitudes quand quelqu'un nous fait remarquer une erreur: on peut soit accepter qu'on s'est trompé, prendre note du bon usage, et transmettre à son tour la correction. Ou bien on peut réagir comme un aigri, et laisser des aberrations se répandre, jusqu'à ce qu'elles soient tellement répandues que l'Académie ne puisse faire autrement que les accepter comme étant le bon usage.
On en arrive ainsi à des aberrations délirantes, dont la dernière réforme de l'orthographe est un bon exemple:
http://www.leparisien.fr/societe/nouvelles-regles-d-orthographe-dix-points-a-connaitre-09-11-2011-1710512.php
Les mots perdent leur étymologie ( coût, entraîner), les accords se font à l'encontre du bon sens (un compte-gouttes est un appareil qui compte plusieurs gouttes. S'il n'y en avait qu'une on n'aurait pas besoin de compter. compte-goutte au singulier et compte-gouttes au pluriel n'a aucun fondement.)
Toutes ces réformes ont pour cause le fait que de plus en plus de français (et je parle là de gens nés en France de parents français, pas d'étrangers qui pour certains pourraient donner des cours de langue à la majorité de la population dite de souche ) ne respectent plus les règles simples de construction de la langue, ne cherchent plus à comprendre d'où viennent les mots. Face à un problème (une population qui devient analphabète), on entérine l'analphabétisme au lieu de faire respecter les règles de la langue. C'est un nivellement par le bas qui est à l’œuvre, et qui conduit à un appauvrissement de la langue. On perd du sens quand on abandonne l'étymologie des mots et la logique des accords. On perd également la beauté de la langue, voire sa capacité à exprimer des idées complexes: La "novlangue" décrite par Orwell dans son roman 1984 a pour but, en appauvrissant le langage, d'appauvrir la pensée.
Tout ceci fait qu'il me semble nécessaire de résister, que ce soit en corrigeant au feutre les fautes trouvées dans l'espace public, ou en reprenant les gens sur LinuxFR, même si ça les aigrit.
Bonne journée.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.