Ressources est certainement à prendre d'une façon globale:
Si on accueille N étrangers, combien ça coûte de les accueillir (par rapport à ce que coûte un Français, et si différence il y a), "combien vont-ils rapporter" (si on peut quantifier "proprement"), combien vont finir au chômage ou autre.
Aussi: combien vont prendre un emploi qui aurait été occupé par un Français si l'étranger n'avait pas été là (que tous ceux qui disent "100% d'entre eux" aillent le dire aux entreprises qui cherchent des employés depuis plusieurs mois...)?
Bref, si, on peut compter un tas de trucs, même beaucoup de choses dans la balance, et se rendre compte à la fin que certains étrangers qui travaillent et paient des impôts ne sont pas "rentables", et qu'il est par conséquent raisonnable de poser un filtre.
À l'inverse, on pourrait tout aussi bien conclure qu'un filtre sur la qualification ne sera pas bénéfique à la France, et que le risque de voir un pourcentage d'immigrés au chômage supérieur au taux moyen actuel à court-terme est bien faible en comparaison du potentiel de croissance à moyen-terme (une fois qu'ils se seront intégrés et pourront à leur tour trouver du travail).
Mais évidemment, tant que le débat s'articulera autour de "drague de l'extrême-droite contre bien-pensance de la gauche" on n'avancera pas.
Encore une fois, je compare avec des cas que je connais et les frustrations locales:
Chine: les locaux sont convaincus que les étrangers font le même boulot avec la même qualification mais en étant payé beaucoup plus que les autochtones.
C'est pas complètement faux, surtout sur les contrats expats. Mais faut vraiment vivre chez les bisounours pour croire que les entreprises ne s'y retrouvent pas.
1-Non, pas toujours égaux en qualification. On a une mentalité différente, et certaines boites sont bien contentes de voir cette différence influencer l'activité de la boite et combler certaines lacunes, sur la rigueur par exemple, gros problème culturel...
2-Sur un plan de compétences, oui, ça arrive de ne pouvoir justifier l'expat. Maintenant, en raison d'une différence culturelle trop importante, nombre de dirigeants de boite étrangères préfèrent avoir un manager qui les comprend et qu'ils comprennent, ça inspire confiance.
Singapour: Récemment, les citoyens Singapouriens ont exprimé la même chose que les Français aujourd'hui: assez de ces étrangers qui prennent nos emplois. Faut voir qu'à Singapour, beaucoup d'emplois non qualifiés et "durs" ne sont pas occupés par les locaux, qui n'en veulent pas. Là, ça les dérange pas.
Pour les emplois à haute qualification, ils sont conscients qu'un état de 5millions d'habitants ne peut regorger de spécialistes dans tous les domaines en grand nombre, donc ça va aussi.
C'est au milieu que ça coince, parce qu'ils peuvent comparer plus facilement avec leur propre situation, et ils craignent un dumping social.
Réponse du Premier Ministre: si c'est ce que vous voulez, alors on va limiter l'immigration et rendre plus difficile l'accès au statut de "Permanent Resident". Mais autant vous prévenir: personne ne peut promettre que les Singapouriens vont trouver un travail mieux payé, et je peux vous promettre par contre à coup sûr un ralentissement du développement de la ville, et donc du développement qui bénéficie à tous les habitants.
Faut savoir que Singapour c'est 5millions d'habitants, dont 2millions d'étrangers!
Au moins, leur PM, il n'a pas peur de dire des choses qui fâchent. (bon, en même temps, c'est une démocratie où le PM ne peut quasiment pas être viré, donc il peut se le permettre).
Au moins, à Singapour, personne ne vient vous parler d'extrême-droite ni de gauchisme quand le sujet est abordé...
[^] # Re: Ben moi, je trouve ça très bien !
Posté par Maclag . En réponse à la dépêche De la directive Guéant/Bertrand, notamment sur le secteur de l'informatique. Évalué à 4.
Ressources est certainement à prendre d'une façon globale:
Si on accueille N étrangers, combien ça coûte de les accueillir (par rapport à ce que coûte un Français, et si différence il y a), "combien vont-ils rapporter" (si on peut quantifier "proprement"), combien vont finir au chômage ou autre.
Aussi: combien vont prendre un emploi qui aurait été occupé par un Français si l'étranger n'avait pas été là (que tous ceux qui disent "100% d'entre eux" aillent le dire aux entreprises qui cherchent des employés depuis plusieurs mois...)?
Bref, si, on peut compter un tas de trucs, même beaucoup de choses dans la balance, et se rendre compte à la fin que certains étrangers qui travaillent et paient des impôts ne sont pas "rentables", et qu'il est par conséquent raisonnable de poser un filtre.
À l'inverse, on pourrait tout aussi bien conclure qu'un filtre sur la qualification ne sera pas bénéfique à la France, et que le risque de voir un pourcentage d'immigrés au chômage supérieur au taux moyen actuel à court-terme est bien faible en comparaison du potentiel de croissance à moyen-terme (une fois qu'ils se seront intégrés et pourront à leur tour trouver du travail).
Mais évidemment, tant que le débat s'articulera autour de "drague de l'extrême-droite contre bien-pensance de la gauche" on n'avancera pas.
Encore une fois, je compare avec des cas que je connais et les frustrations locales:
Chine: les locaux sont convaincus que les étrangers font le même boulot avec la même qualification mais en étant payé beaucoup plus que les autochtones.
C'est pas complètement faux, surtout sur les contrats expats. Mais faut vraiment vivre chez les bisounours pour croire que les entreprises ne s'y retrouvent pas.
1-Non, pas toujours égaux en qualification. On a une mentalité différente, et certaines boites sont bien contentes de voir cette différence influencer l'activité de la boite et combler certaines lacunes, sur la rigueur par exemple, gros problème culturel...
2-Sur un plan de compétences, oui, ça arrive de ne pouvoir justifier l'expat. Maintenant, en raison d'une différence culturelle trop importante, nombre de dirigeants de boite étrangères préfèrent avoir un manager qui les comprend et qu'ils comprennent, ça inspire confiance.
Singapour: Récemment, les citoyens Singapouriens ont exprimé la même chose que les Français aujourd'hui: assez de ces étrangers qui prennent nos emplois. Faut voir qu'à Singapour, beaucoup d'emplois non qualifiés et "durs" ne sont pas occupés par les locaux, qui n'en veulent pas. Là, ça les dérange pas.
Pour les emplois à haute qualification, ils sont conscients qu'un état de 5millions d'habitants ne peut regorger de spécialistes dans tous les domaines en grand nombre, donc ça va aussi.
C'est au milieu que ça coince, parce qu'ils peuvent comparer plus facilement avec leur propre situation, et ils craignent un dumping social.
Réponse du Premier Ministre: si c'est ce que vous voulez, alors on va limiter l'immigration et rendre plus difficile l'accès au statut de "Permanent Resident". Mais autant vous prévenir: personne ne peut promettre que les Singapouriens vont trouver un travail mieux payé, et je peux vous promettre par contre à coup sûr un ralentissement du développement de la ville, et donc du développement qui bénéficie à tous les habitants.
Faut savoir que Singapour c'est 5millions d'habitants, dont 2millions d'étrangers!
Au moins, leur PM, il n'a pas peur de dire des choses qui fâchent. (bon, en même temps, c'est une démocratie où le PM ne peut quasiment pas être viré, donc il peut se le permettre).
Au moins, à Singapour, personne ne vient vous parler d'extrême-droite ni de gauchisme quand le sujet est abordé...