À quoi sert un chercheur, je veux dire un chercheur expérimenté, pas le besogneux lambda ? Dans les autres pays, ils montent des dossiers, obtiennent des financements, font tourner leurs équipes, et même parfois se consacrent à l'activité dans laquelle ils excell(ai)ent le plus : la recherche. En France, si vous dirigez une équipe de recherche on vous demandera en sus de venir régulièrement faire le pieds de grue — tous les trois mois environs — devant les préfectures pour régler les tracasseries administratives qui sont faites à vos doctorants, post-doctorants, et autres chercheurs invités ; et une fois par étranger sous votre responsabilité, s'il vous plait.
Cette dépêche montre d'évidence à quel point le France est un pays vigoureux et prêt à repartir derechef vers l'avant. Notre système économique semble si totalement sclérosé que ce qui ailleurs est une force, pour nous est un handicape.
Dans un système non-négatif, plus vous disposez de force de travail, plus vous pouvez progresser vite et produire de la richesse. En France apparemment c'est le contraire.
Pour beaucoup de pays la problématique consiste à former efficacement la jeunesse pour construire la vigueur économique de demain. En France, il nous faut chasser promptement ces vils étrangers.
Beaucoup croient naïvement que les avancées technologiques accélèrent la croissance. Que nenni. Tout du moins pas en France. Cela semble certains si l'on en croit la vigueur avec laquelle certaines administrations s'emploient à embourber la recherche.
Suite à ces constatations, d'aucuns concluraient : la France c'est nulle. Et bien non ! Pire. La France semble être passée sous la nullité depuis bien longtemps. Ici on marche sur la tête : n'est ce pas un faveur en ce pays que de donner du travail ? Et ne faut-il pas une forte croissance pour offrir du travail à tout ces incapables de français. En total opposition avec les considérations économiques les plus élémentaires qui voudraient que ce soit le travail qui produise la richesse plutôt que le contraire ?
Encore un petit paragraphe pour discuter de l'immigration elle-même. Il me semble que peu de gens immigrent uniquement pour le plaisir. Ce sont le plus souvent des conditions de vie très difficiles qui peuvent pousser à de telles extrémités. Surtout si l'on est conscient de l'opprobre que l'on risque de recevoir dans son pays d'accueil.
En conséquence ne devrait-on pas se monter bienveillant à l'égard de l'immigré. De ce point de vue, il est bien dommage que nous nous soyons collectivement dessaisi de notre héritage judéo-chrétien qui imposait un minimum de respect envers l'étranger (cf. la loi mosaïque dans la bible).
Par ailleurs, un pays qui s'autoproclame celui de la liberté et de la démocratie (comme beaucoup d'autres) ne devrait-il pas se montrer extrêmement favorable à la liberté de circulation des personnes ?
Nonobstant le fait que cette liberté était proclamée dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (erreur promptement amendée par les appareils d'état et les premiers tyrans républicains), comment ne pas voir dans cette liberté l'un des meilleurs outils de l'individu face à l'injustice sociale érigée en système ?
En effet, qui est assez puissant pour lutter à mains nus contre un état ? Qui souhaite réellement tuer le sbire qui vient pour le torturer, mais qui n'est qu'une autre victime d'un mécanisme délétère ? Pouvoir fuir, c'est pouvoir dire non à l'état. Cela permet d'équilibrer naturellement les potentiels des états ; exactement de même que l'osmose permet d'équilibrer des potentiels chimiques. Si les populations retrouvaient leur liberté de mouvement, les appareils d'état les plus nocifs pourraient craindre la perte de leurs sujets. Et leurs systèmes seraient ainsi pousser à s'adapter. Au contraire, condamner injustement les gens en vertu de leur lieu de naissance à subir les outrages de dirigeant à la morale et aux capacités indigentes, voilà qui ne me paraît aucunement moral.
# Pareil dans la recherche
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche De la directive Guéant/Bertrand, notamment sur le secteur de l'informatique. Évalué à 10.
À quoi sert un chercheur, je veux dire un chercheur expérimenté, pas le besogneux lambda ? Dans les autres pays, ils montent des dossiers, obtiennent des financements, font tourner leurs équipes, et même parfois se consacrent à l'activité dans laquelle ils excell(ai)ent le plus : la recherche. En France, si vous dirigez une équipe de recherche on vous demandera en sus de venir régulièrement faire le pieds de grue — tous les trois mois environs — devant les préfectures pour régler les tracasseries administratives qui sont faites à vos doctorants, post-doctorants, et autres chercheurs invités ; et une fois par étranger sous votre responsabilité, s'il vous plait.
Cette dépêche montre d'évidence à quel point le France est un pays vigoureux et prêt à repartir derechef vers l'avant. Notre système économique semble si totalement sclérosé que ce qui ailleurs est une force, pour nous est un handicape.
Dans un système non-négatif, plus vous disposez de force de travail, plus vous pouvez progresser vite et produire de la richesse. En France apparemment c'est le contraire.
Pour beaucoup de pays la problématique consiste à former efficacement la jeunesse pour construire la vigueur économique de demain. En France, il nous faut chasser promptement ces vils étrangers.
Beaucoup croient naïvement que les avancées technologiques accélèrent la croissance. Que nenni. Tout du moins pas en France. Cela semble certains si l'on en croit la vigueur avec laquelle certaines administrations s'emploient à embourber la recherche.
Suite à ces constatations, d'aucuns concluraient : la France c'est nulle. Et bien non ! Pire. La France semble être passée sous la nullité depuis bien longtemps. Ici on marche sur la tête : n'est ce pas un faveur en ce pays que de donner du travail ? Et ne faut-il pas une forte croissance pour offrir du travail à tout ces incapables de français. En total opposition avec les considérations économiques les plus élémentaires qui voudraient que ce soit le travail qui produise la richesse plutôt que le contraire ?
Encore un petit paragraphe pour discuter de l'immigration elle-même. Il me semble que peu de gens immigrent uniquement pour le plaisir. Ce sont le plus souvent des conditions de vie très difficiles qui peuvent pousser à de telles extrémités. Surtout si l'on est conscient de l'opprobre que l'on risque de recevoir dans son pays d'accueil.
En conséquence ne devrait-on pas se monter bienveillant à l'égard de l'immigré. De ce point de vue, il est bien dommage que nous nous soyons collectivement dessaisi de notre héritage judéo-chrétien qui imposait un minimum de respect envers l'étranger (cf. la loi mosaïque dans la bible).
Par ailleurs, un pays qui s'autoproclame celui de la liberté et de la démocratie (comme beaucoup d'autres) ne devrait-il pas se montrer extrêmement favorable à la liberté de circulation des personnes ?
Nonobstant le fait que cette liberté était proclamée dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (erreur promptement amendée par les appareils d'état et les premiers tyrans républicains), comment ne pas voir dans cette liberté l'un des meilleurs outils de l'individu face à l'injustice sociale érigée en système ?
En effet, qui est assez puissant pour lutter à mains nus contre un état ? Qui souhaite réellement tuer le sbire qui vient pour le torturer, mais qui n'est qu'une autre victime d'un mécanisme délétère ? Pouvoir fuir, c'est pouvoir dire non à l'état. Cela permet d'équilibrer naturellement les potentiels des états ; exactement de même que l'osmose permet d'équilibrer des potentiels chimiques. Si les populations retrouvaient leur liberté de mouvement, les appareils d'état les plus nocifs pourraient craindre la perte de leurs sujets. Et leurs systèmes seraient ainsi pousser à s'adapter. Au contraire, condamner injustement les gens en vertu de leur lieu de naissance à subir les outrages de dirigeant à la morale et aux capacités indigentes, voilà qui ne me paraît aucunement moral.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace