J'ajoute que la définition du progrès comme "ce qui est bénéfique" entre également en contradiction avec les discours souhaitant une humanité sans progrès.
La sagesse populaire a très bien pointé la complexité du phénomène avec l'adage « On n'arrête pas le progrès ! » qui est beaucoup plus profond et subtil que ce que l'on peut croire à première vue.
Tout cela pour pointer que le discours des technophobes peut en fait se résumer à "je voudrais qu'il n'y aie que des évolutions bonnes". Le "bon" implique un jugement de valeur qui sous-entend "bon pour moi".
La position défendue dans le lien ci-dessus et par des palanquées de gens à travers le monde est donc "j'aimerais que l'humanité ne fasse plus que des choses bonnes pour moi". Le tout est maquillé sous des phrases "progrès humain et non-technologique" mais l'idée est là. On est dans l'irrationnel et le nombrilisme. C'est tout à fait naturel, c'est humain mais, entre intellectuels, on peut bien le dire: c'est une position absurde qui ne résiste pas à l'analyse (et c'est ce qui m'amuse dans ce débat).
[^] # Re: Ben moi je suis pour
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal société de contrainte et informatique. Évalué à 2.
J'ajoute que la définition du progrès comme "ce qui est bénéfique" entre également en contradiction avec les discours souhaitant une humanité sans progrès.
La sagesse populaire a très bien pointé la complexité du phénomène avec l'adage « On n'arrête pas le progrès ! » qui est beaucoup plus profond et subtil que ce que l'on peut croire à première vue.
Tout cela pour pointer que le discours des technophobes peut en fait se résumer à "je voudrais qu'il n'y aie que des évolutions bonnes". Le "bon" implique un jugement de valeur qui sous-entend "bon pour moi".
La position défendue dans le lien ci-dessus et par des palanquées de gens à travers le monde est donc "j'aimerais que l'humanité ne fasse plus que des choses bonnes pour moi". Le tout est maquillé sous des phrases "progrès humain et non-technologique" mais l'idée est là. On est dans l'irrationnel et le nombrilisme. C'est tout à fait naturel, c'est humain mais, entre intellectuels, on peut bien le dire: c'est une position absurde qui ne résiste pas à l'analyse (et c'est ce qui m'amuse dans ce débat).
J'avais déjà évoqué cette absurdité ici: http://ploum.net/post/112-le-dernier-vaisseau
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html