• [^] # Re: du secret du vote ou peut on etre de droite sur twitter en critiquant sarkozy ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Conférence « Vote électronique : en quoi le logiciel libre n'est pas la solution ». Évalué à 2.

    là, tu sors du champs institutionnel.
    à partir de là, tu entres dans un champ aujourd'hui non démocratique, qui est le fondement meme de la discrimination au niveau sociale.

    je parle de "non démocratique" puisque la démocratie repose sur le principe d'égalité càd sur la non distinction entre les individus dans leur ensemble. Attention je ne parle pas de ne pas considérer l'individu dans ce qu'il a de singulier, mais le fait qu'il ne faille pas fabriquer de distinction vis à vis de l'ensemble des individus.
    Tout individu doit pouvoir se rendre au centre des impôts. donc la personne en fauteuil roulant doit pouvoir s'y rendre.
    Sans considérer la singularité individuel du fauteuil roulant, on colle un escalier et le mec en fauteuil attendra un miracle.
    Mais ce manque de considération, fabrique de facto une violation de la volonté initiale de non distinction puisque seul ceux qui sont valide pourront se rendre au centre des impots.
    Donc le principe d'égalité qui impose la non-discrimination, la non-ségrégation, impose aussi la considération de l'individu dans sa singularité.

    Or, concernant la pression familiale ou du chef, si il n'y a pas possibilité de s'opposer sans prendre de risque, alors il s'agit clairement d'un foyer pouvant mener au harcellement, à la discrimination, à la ségrégation.

    aujourd'hui, quand on parle de discrimination, on retrouve souvent le cliché du fameux hétéro-patriarchisme au niveau familial et sociétal.

    mais on retrouve des schémas similaires au sein des autres structures, où toutes dissidences vis à vis du représentant de l'autorité de la communauté, est vécu comme une trahison nécessitant une sanction.
    C'est ce schéma là qui est le coeur de l'hétéro-patriarchisme.

    mais c'est aussi, le coeur de ma question soulevée dans le titre, peut on etre publiquement de droite et dire publiquement que Sarkozy déconne sans pour etre autant ridiculisé au travers de " tu es seul ", " tu es con ", " tu es de gauche " puis isolé au point que par exemple Mme Boutin doivent demander à gauche des signatures pour etre présente au premier tour (je ne parle pas de l'interet de sa candidature ou d'un soutien à ses opinions ).

    Pour reprendre une image récente mais néanmoins importante : " Hollande, Valls, Baylet, Montbourg, Segolène, Martine " ou le classique "M. , Mme, Mlle".
    Sincèrement, tout le monde s'en foutrait si le monde était idéal.

    A partir du moment, où une étiquette est imposée par une société sans aucune raison socialement justifiée ( société au sens large, cela va de la famille à l'État ), c'est une fabrique à discrimination conduisant au secret.

    Le problème est qu'encore aujourd'hui :
    * une femme blonde en minijupe qui parle d'informatique sera moins crédible qu'un mec en tong, Tshirt et bermuda.
    * une femme obèse en mini jupe sera moquée, un homme obèse en bermuda ne subira pas ce jugement social.
    * des personnes tolérantes ne comprennent toujours pas que dire "faire qq chose en juif" est dans le meme registre que " soit pas une tapette ", " fait pas ta gonzesse ".

    Dans mon commentaire initial, je parle d'une société que je présente comme étant idéal.
    Tant que l'idéal n'est pas atteint, le secret du vote reste nécessaire.

    La nécessité du secret est une conséquence à la corruption, à la discrimination, pas une solution.

    Mais tout le probleme du secret et tu le souligne parfaitement, c'est que par définition, il permet des manipulations sauf à mettre des mécanismes qui seront perçu eux-même comme une manipulation du fait de leur apparente complexité.

    donc, pour qu'une vote soit simple à comprendre et fiable, le seul moyen est de virer le secret.

    Et pour cela, il faut lutter activement contre tout ce qui fabrique le secret, c'est à dire contre toute forme de discrimination, de ségrégation tout en garantissant la liberté d'opinion.