0 en fait a déjà plus d'un an (la eglibc est tirée du svn du 20/10/2010) et je projette de mettre à niveau la chaîne d'outils tous les trois ans. 0 étant mon unique système d'exploitation chez moi et au travail (si si), j'ai plutôt intérêt à le maintenir et le déboguer :) J'ai généralement tendance (mais je ne suis pas infaillible) à faire les choses dans la longueur sans mauvais jeu de mots et je pense honnêtement que 0 durera dans le temps (je me connais, pour ce qui est de faire l'autiste sur une même tâche pendant des années).
0 porte bien son nom, et l'intérêt qu'il suscite l'avoisine malheureusement. Je n'ai pas de réelle prétention à rassembler une grosse communauté mais je serai ravi si 10 personnes s'y intéressent et l'utilisent régulièrement : plus que 8, on n'est plus très loin de la gloire en fait :)
Si je n'avais pas publié 0, rien n'aurait changé au final : j'utiliserais pareillement 0, quotidiennement dans mon coin et il n'y aurait ni dépôt git, ni serveurs FTP.
Les aspects problématiques que je garde à l'oeil sont :
* les difficultés potentielles à maintenir un système à jour (« up-to-date ») avec des paquets vraiment frais, vu que je ne gère aucune dépendance automatiquement et que je compile à la main (donc sans « build servers ») tout en étant seul sur le projet
* les difficultés qui découlent du premier point, à savoir une stabilité du système pas toujours garantie : il n'y a pas de branches stable et développement séparées et on ne doit pas non plus oublier qu'on s'appuie sur mes compétences et mon niveau de maîtrise, pas toujours garantis non plus !
« Jusqu'ici tout va bien » comme dirait l'autre, mais je n'exclus pas de manquer parfois de temps à cause de mon travail ou de manque de technicité sur certains bogues auxquels j'aurai à faire face.
Une chose est sûre, j'éviterai à tout prix la course aux paquets (KDE et Gnome peuvent attendre un bout de temps avant que je m'y attèle, mais s'il y a des volontaires...) et 0 ira à son (mon) rythme.
À terme j'aimerais beaucoup que 0 ait sa doc francophone, y compris en interne, donc des fichiers de config traduits à peu près partout et ultimement un port ARM. On m'a en tout cas proposé plusieurs build servers et le serveur au CNRS est un vrai soulagement, je suis donc confiant quant à l'avenir.
Pour info, je vais sur mes 35 ans et j'ai ma propre entreprise, 0 n'est donc pas à proprement parler un projet de jeune qui en veut et qui bazardera tout dès son premier millier d'euros en poche, ou bien une lubie pasagère puisque je la maintiens pour moi avant tout.
[^] # Re: Et après 0
Posté par apostle . En réponse au journal Présentation de 0 Linux, une distribution francophone. Évalué à 5.
0 en fait a déjà plus d'un an (la eglibc est tirée du svn du 20/10/2010) et je projette de mettre à niveau la chaîne d'outils tous les trois ans. 0 étant mon unique système d'exploitation chez moi et au travail (si si), j'ai plutôt intérêt à le maintenir et le déboguer :) J'ai généralement tendance (mais je ne suis pas infaillible) à faire les choses dans la longueur sans mauvais jeu de mots et je pense honnêtement que 0 durera dans le temps (je me connais, pour ce qui est de faire l'autiste sur une même tâche pendant des années).
0 porte bien son nom, et l'intérêt qu'il suscite l'avoisine malheureusement. Je n'ai pas de réelle prétention à rassembler une grosse communauté mais je serai ravi si 10 personnes s'y intéressent et l'utilisent régulièrement : plus que 8, on n'est plus très loin de la gloire en fait :)
Si je n'avais pas publié 0, rien n'aurait changé au final : j'utiliserais pareillement 0, quotidiennement dans mon coin et il n'y aurait ni dépôt git, ni serveurs FTP.
Les aspects problématiques que je garde à l'oeil sont :
* les difficultés potentielles à maintenir un système à jour (« up-to-date ») avec des paquets vraiment frais, vu que je ne gère aucune dépendance automatiquement et que je compile à la main (donc sans « build servers ») tout en étant seul sur le projet
* les difficultés qui découlent du premier point, à savoir une stabilité du système pas toujours garantie : il n'y a pas de branches stable et développement séparées et on ne doit pas non plus oublier qu'on s'appuie sur mes compétences et mon niveau de maîtrise, pas toujours garantis non plus !
« Jusqu'ici tout va bien » comme dirait l'autre, mais je n'exclus pas de manquer parfois de temps à cause de mon travail ou de manque de technicité sur certains bogues auxquels j'aurai à faire face.
Une chose est sûre, j'éviterai à tout prix la course aux paquets (KDE et Gnome peuvent attendre un bout de temps avant que je m'y attèle, mais s'il y a des volontaires...) et 0 ira à son (mon) rythme.
À terme j'aimerais beaucoup que 0 ait sa doc francophone, y compris en interne, donc des fichiers de config traduits à peu près partout et ultimement un port ARM. On m'a en tout cas proposé plusieurs build servers et le serveur au CNRS est un vrai soulagement, je suis donc confiant quant à l'avenir.
Pour info, je vais sur mes 35 ans et j'ai ma propre entreprise, 0 n'est donc pas à proprement parler un projet de jeune qui en veut et qui bazardera tout dès son premier millier d'euros en poche, ou bien une lubie pasagère puisque je la maintiens pour moi avant tout.