Toujours le chômage, ce cancer de nos sociétés. Une force de travail est toujours recherchée, ce qui change c'est le prix que l'on est prêt à mettre pour elle. Imaginons juste 5 secondes la France sans chômage structurel. (le chômage de friction est estimé vers 5% et conduit à des périodes individuelles de chômage courtes).
En temps normal (hors crises) un prolétaire, au sens marxien du terme, a, en France, assez pour vivre, si il a un travail. Le SMIC superbrut (ie ce que paye un employeur pour un salarié) est vers 17€ (je n'ai pas les chiffres exactes). Soit du 2100€ mensuel superbrut. La différence entre le superbrut et le net (ou plutôt le supernet) va dans la poche de l'État. Avec 2100€ mensuel, on peux subvenir à ses besoins, à ceux de sa famille (d'autant plus facilement que si il n'y avais pas de chômage, le conjoint aurait un salaire également) et épargner de façon vraiment non négligeable. Il peut également développer ses compétences ce qui lui permettra de gagner d'avantage.
En temps de crise, il y a effectivement un problème car le chômage réapparait. C'est là que l'épargne accumulée devient primordiale, car elle permet de passer en douceur un épisode de chômage. Ainsi que les solidarités familiales, qui malgré ce que tu sous-entends sont toujours utilisées et même obligatoires avec certaines aides de l'État (ex aide pour les études des enfants données aux parents via réduction d'impôts).
Conclusion, il y a deux problèmes, le chômage structurel et la part trop élevée de prélèvements de l'État.
* La cause du premier est la rigidité des structures, par exemple le SMIC qui interdit à un jeune peu qualifié de travailler pour moins de 17€ superbrut/h, donc dans les faits le condamne au chômage.
* La cause du second est la buraucratisation de l'État, avec des structures beaucoup trop complexes. KISS c'est le nerf de la guerre ! Par exemple changer toutes les allocations existantes par un revenu universel améliorerait grandement le ratio (argent distribué)/(argent collecté), tout en limitant les incitations à ne pas travailler. Supprimer les commissions inutiles, les subventions à tire-larigot. Laisser les personnes faire les métiers qu'ils veulent, comme taxi. Bref que l'État se simplifie et fasse une chose mais le fasse bien.
Sans simplifier on arrive à une structure qui essaye de contenter tout le monde sans laisser personne faire ce qu'il veut. Conséquence les coûts administratifs explosent et les personnes ne sont pas encouragées à travailler/épargner/se former.
[^] # Re: BEURK
Posté par oao . En réponse au journal La conseillière «Économie numérique» de François Hollande. Évalué à 2.
Toujours le chômage, ce cancer de nos sociétés. Une force de travail est toujours recherchée, ce qui change c'est le prix que l'on est prêt à mettre pour elle. Imaginons juste 5 secondes la France sans chômage structurel. (le chômage de friction est estimé vers 5% et conduit à des périodes individuelles de chômage courtes).
En temps normal (hors crises) un prolétaire, au sens marxien du terme, a, en France, assez pour vivre, si il a un travail. Le SMIC superbrut (ie ce que paye un employeur pour un salarié) est vers 17€ (je n'ai pas les chiffres exactes). Soit du 2100€ mensuel superbrut. La différence entre le superbrut et le net (ou plutôt le supernet) va dans la poche de l'État. Avec 2100€ mensuel, on peux subvenir à ses besoins, à ceux de sa famille (d'autant plus facilement que si il n'y avais pas de chômage, le conjoint aurait un salaire également) et épargner de façon vraiment non négligeable. Il peut également développer ses compétences ce qui lui permettra de gagner d'avantage.
En temps de crise, il y a effectivement un problème car le chômage réapparait. C'est là que l'épargne accumulée devient primordiale, car elle permet de passer en douceur un épisode de chômage. Ainsi que les solidarités familiales, qui malgré ce que tu sous-entends sont toujours utilisées et même obligatoires avec certaines aides de l'État (ex aide pour les études des enfants données aux parents via réduction d'impôts).
Conclusion, il y a deux problèmes, le chômage structurel et la part trop élevée de prélèvements de l'État.
* La cause du premier est la rigidité des structures, par exemple le SMIC qui interdit à un jeune peu qualifié de travailler pour moins de 17€ superbrut/h, donc dans les faits le condamne au chômage.
* La cause du second est la buraucratisation de l'État, avec des structures beaucoup trop complexes. KISS c'est le nerf de la guerre ! Par exemple changer toutes les allocations existantes par un revenu universel améliorerait grandement le ratio (argent distribué)/(argent collecté), tout en limitant les incitations à ne pas travailler. Supprimer les commissions inutiles, les subventions à tire-larigot. Laisser les personnes faire les métiers qu'ils veulent, comme taxi. Bref que l'État se simplifie et fasse une chose mais le fasse bien.
Sans simplifier on arrive à une structure qui essaye de contenter tout le monde sans laisser personne faire ce qu'il veut. Conséquence les coûts administratifs explosent et les personnes ne sont pas encouragées à travailler/épargner/se former.