La vraie question, c'est de savoir si on veut privilégier les changements dits "incrémentaux", qui dans la pratique consistent le plus souvent à ajouter des fonctionnalités par dessus une architecture qui n'était pas pensée pour ça, ou bien opter pour une approche "table rase", et repenser le système en vue des nouvelles fonctionnalités, quitte à jeter beaucoup de code existant.
Il fut une époque où le principal reproche que les linuxiens faisaient à Microsoft (et à Intel), c'étaient justement d'avoir une approche complètement incrémentale afin de garder le maximum de compatibilité ascendante. On était fier d'avoir un système avec une architecture adaptée, et de ne pas être l'esclave de la rétrocompatibilité.
J'ai l'impression aujourd'hui qu'une grande partie des linuxiens tombe dans le piège du Microsoft de jadis: s'accrocher à tout prix à l'existant, et refuser toute évolution qui ne soit pas incrémentale. (Heureusement, le noyau ne tombe pas dans ce travers)
On a vu ce que ça a donné avec PulseAudio: des cris, des pleurs, et au final, le bilan du nouveau système est très positif; notamment parce que cela a obligé plein de drivers à corriger leurs bogues et leurs incohérences.
Un bon exemple des méfaits des changement incrémentaux, c'est l'état de la couche graphique actuelle. Les fonctionnalités sont là, mais l'architecture est abérante et complètement inadaptée.
Bref, personnellement, j'aimerai qu'il y a plus de gens comme Lennart, qui aient le courage de proposer des changements de fond, plutôt que d'empiler des améliorations les unes par dessus les autres.
# Syndrome de la compatibilité ascendante
Posté par drakmaniso . En réponse au journal Que faut-il penser de Lennart qui casse tout ?. Évalué à 10. Dernière modification le 02 décembre 2011 à 17:23.
La vraie question, c'est de savoir si on veut privilégier les changements dits "incrémentaux", qui dans la pratique consistent le plus souvent à ajouter des fonctionnalités par dessus une architecture qui n'était pas pensée pour ça, ou bien opter pour une approche "table rase", et repenser le système en vue des nouvelles fonctionnalités, quitte à jeter beaucoup de code existant.
Il fut une époque où le principal reproche que les linuxiens faisaient à Microsoft (et à Intel), c'étaient justement d'avoir une approche complètement incrémentale afin de garder le maximum de compatibilité ascendante. On était fier d'avoir un système avec une architecture adaptée, et de ne pas être l'esclave de la rétrocompatibilité.
J'ai l'impression aujourd'hui qu'une grande partie des linuxiens tombe dans le piège du Microsoft de jadis: s'accrocher à tout prix à l'existant, et refuser toute évolution qui ne soit pas incrémentale. (Heureusement, le noyau ne tombe pas dans ce travers)
On a vu ce que ça a donné avec PulseAudio: des cris, des pleurs, et au final, le bilan du nouveau système est très positif; notamment parce que cela a obligé plein de drivers à corriger leurs bogues et leurs incohérences.
Un bon exemple des méfaits des changement incrémentaux, c'est l'état de la couche graphique actuelle. Les fonctionnalités sont là, mais l'architecture est abérante et complètement inadaptée.
Bref, personnellement, j'aimerai qu'il y a plus de gens comme Lennart, qui aient le courage de proposer des changements de fond, plutôt que d'empiler des améliorations les unes par dessus les autres.