C'est incroyable cette légende urbaine de la stérilité des hybrides !
Certaines plantes cultivées, comme le maïs, sont déja des F1. Les firmes ont des parents P1 et P2, qui sont stables, et les croisent pour produire des graines F1, qui sont souvent meilleures que P1 et P2 (effet hétérosis). L'agriculteur produit ses F1, mais s'il récupère ses graines, il aura des F2 qui auront ségrégé (et qui seront très dissemblables, avec toute la panoplie d'intermédiaires entre P1 et P2, tailles différentes, qualités différentes, bref, l'horreur pour la récolte et l'exploitation. Bref, pour de telles plantes, les graines ne sont pas réutilisables. Pas d'OGM là-dedans, ça existait déja bien avant la transgenèse. Le but de l'hybridation est incertain, les F1 sont en effet plus vigoureuses, mais il est aussi tout à fait possible que cette vigueur ait été entretenue par les sélectionneurs, parce que ça les arrangeait bien que les agriculteurs ne puissent pas reproduire des graines.
Il existe des moyens de controler la reproduction des plantes même dans le cas d'espèces autofécondes, comme le blé. Il suffit d'introduire un gène de stérilité mâle (une mutation naturelle, un gène transféré par croisement à partir d'une espèce proche, ou par biotechnologies à partir d'une espèce plus éloignées) pour qu'on n'ait pas de graines fertilisées ; le sélectionneur, lui, disposant d'un moyen de lever la stérilité mâle par un système de restauration.
Bref, il existe de multiples moyens de s'assurer que l'agriculteur n'obtienne pas de graines exploitables. Ces techniques sont orthogonales aux OGM (on peut utiliser des techniques OGM ou non pour obtenir les plantes en question).
[^] # Re: J'aimerai bien savoir comment il vont taxer ça
Posté par arnaudus . En réponse au journal [ HS Agriculture : ] la réutilisation des semences sera sanctionnée. Évalué à 6.
Certaines plantes cultivées, comme le maïs, sont déja des F1. Les firmes ont des parents P1 et P2, qui sont stables, et les croisent pour produire des graines F1, qui sont souvent meilleures que P1 et P2 (effet hétérosis). L'agriculteur produit ses F1, mais s'il récupère ses graines, il aura des F2 qui auront ségrégé (et qui seront très dissemblables, avec toute la panoplie d'intermédiaires entre P1 et P2, tailles différentes, qualités différentes, bref, l'horreur pour la récolte et l'exploitation. Bref, pour de telles plantes, les graines ne sont pas réutilisables. Pas d'OGM là-dedans, ça existait déja bien avant la transgenèse. Le but de l'hybridation est incertain, les F1 sont en effet plus vigoureuses, mais il est aussi tout à fait possible que cette vigueur ait été entretenue par les sélectionneurs, parce que ça les arrangeait bien que les agriculteurs ne puissent pas reproduire des graines.
Il existe des moyens de controler la reproduction des plantes même dans le cas d'espèces autofécondes, comme le blé. Il suffit d'introduire un gène de stérilité mâle (une mutation naturelle, un gène transféré par croisement à partir d'une espèce proche, ou par biotechnologies à partir d'une espèce plus éloignées) pour qu'on n'ait pas de graines fertilisées ; le sélectionneur, lui, disposant d'un moyen de lever la stérilité mâle par un système de restauration.
Bref, il existe de multiples moyens de s'assurer que l'agriculteur n'obtienne pas de graines exploitables. Ces techniques sont orthogonales aux OGM (on peut utiliser des techniques OGM ou non pour obtenir les plantes en question).