Euh... Tu plaisantes la? Imagine que tu fais un bon produit à bon prix, mais l'autre peut vendre le même produit à meilleur prix, pas parce qu'il est meilleur, mais car on l'aide à avoir un capital (pas cher, pas chiant) qu'on te refuse.
C’est déjà le cas pour une concurrence libre et non faussée, du moins je dirais que c’est indépendant. Dans le modèle de base il y a déjà des différences entre les entreprises, certaines produisent mieux, à moins cher, etc. Bref, elles sont en situation de rente économique. Cela n’empêche aucunement la concurence parfaite, juste que certaines entreprises pourront faire plus de profit que d’autres, la concurrence parfaite asssure juste qu’elles vendront toutes au même prix, par contre elle produiront à des coûts différents.
Là on a un pouvoir public qui utilise les mécanismes du marché (qui ne se sert donc pas de son pouvoir politique) pour influer sur l’économie, en y apportant du capital, en tant qu’acteur économique comme un autre, il s’attend à en tirer un profit dans l’échange et il placera ses billes là où il tirera le plus de profits (ici mesurable en nombre d’emplois sauvés). Si ce même pouvoir public se met à reglementer le secteur pour favoriser l’entreprise dans laquelle il a ses billes, alors là il y aura un problème, mais tant qu’il agit en tant qu’acteur économique, sur un marché qu’il n’a pas faussé à son avantage, non, la concurrence n’est pas faussée.
En fait, je crois que le « dogme » de concurrence libre et non faussée est juste une façade, un masque vers la véritable idéologie qu’il y a derrière : refuser au pouvoirs publics toute implication dans l’économie car même si cette implication passe par un marché libre elle est paradoxalement refusée au nom de la concurrence libre.
Bon après, comme déjà indiqué, il y a la réalité dans laquelle le modèle ne s’applique que rarement... ceci dit les limites du modèle sont en fait assez bien connue des économistes.
[^] # Re: Qui est ce on ?
Posté par BB . En réponse au journal L'Europe est en récession.. Évalué à 4.
C’est déjà le cas pour une concurrence libre et non faussée, du moins je dirais que c’est indépendant. Dans le modèle de base il y a déjà des différences entre les entreprises, certaines produisent mieux, à moins cher, etc. Bref, elles sont en situation de rente économique. Cela n’empêche aucunement la concurence parfaite, juste que certaines entreprises pourront faire plus de profit que d’autres, la concurrence parfaite asssure juste qu’elles vendront toutes au même prix, par contre elle produiront à des coûts différents.
Là on a un pouvoir public qui utilise les mécanismes du marché (qui ne se sert donc pas de son pouvoir politique) pour influer sur l’économie, en y apportant du capital, en tant qu’acteur économique comme un autre, il s’attend à en tirer un profit dans l’échange et il placera ses billes là où il tirera le plus de profits (ici mesurable en nombre d’emplois sauvés). Si ce même pouvoir public se met à reglementer le secteur pour favoriser l’entreprise dans laquelle il a ses billes, alors là il y aura un problème, mais tant qu’il agit en tant qu’acteur économique, sur un marché qu’il n’a pas faussé à son avantage, non, la concurrence n’est pas faussée.
En fait, je crois que le « dogme » de concurrence libre et non faussée est juste une façade, un masque vers la véritable idéologie qu’il y a derrière : refuser au pouvoirs publics toute implication dans l’économie car même si cette implication passe par un marché libre elle est paradoxalement refusée au nom de la concurrence libre.
Bon après, comme déjà indiqué, il y a la réalité dans laquelle le modèle ne s’applique que rarement... ceci dit les limites du modèle sont en fait assez bien connue des économistes.