En discréditant les économistes, il cherchait surtout à se déresponsabiliser.
Excuse moi mais je pense que du point de vue du profil psychologique, ton explication est aux antipodes de ces hommes. Les De Gaulle ou les Mitterrand, avec des manières et probablement pour des raisons très différentes, recherchent au contraire à toujours ramener à eux tout ce qui est de l'ordre de la responsabilité, et c'est pour ça qu'ils essaient de devenir des chefs.
(Mon interprétation personnelle, dans le cas de De Gaulle, il le faisait pour une idée romanesque de lui même incarnant la france, dans le cas de mitterrand, pour une idée romanesque de lui même incarnant le pouvoir.) Et aucun des deux ne croyait aux économistes.
(la phrase De Gaulle sur les chercheurs est un autre exemple)
La phrase de de Gaulle ne dit pas que les chercheurs ne trouvent rien ou qu'ils sont inutiles, elles dit qu'il y en a plus qui ne trouvent rien que ceux qui trouvent, et que c'est ceux là qui comptent. C'est pas du tout la même chose, et s'il avait vraiment pesné ça de la recherche, il n'aurait pas basé l'indépendance de la France, son dada, sur la recherche justement; le nucléaire vient rapidement à l'esprit.
Et dans leur délire d'incarner la solution aux problèmes, l'idée d'une science économique qui permettrait de résoudre les problème et s'adapter et se préparer au futur est totalement désirable. S'ils l'ont rejetée, au fil du temps, c'est bien que ça marche pas.
Le problème de l'économie, c'est qu'il y a des chiffres, donc il y a possibilité de faire des formules mathématiques et de faire passer ça pour une science dure. Mais ça dépend de tellement de secteurs des sciences humaines sur lesquels on en est toujours à balbutier des relations après coup, que çe ne sera jamais une science dure, chiffre ou pas chiffre.
Ca me fait plus penser à la psychanalyse ou à la psychologie, on a des pratiques, parfois efficaces, on a des débuts de notion, on cerne des grands axes, on a pleins de théories, mais tant que le fonctionnement du cerveau ne sera pas mieux connu, on ne pourra pas faire le tri entre les connaissances, les dogmes et les superstitions.
Pendant ce temps, et en attendant les neuro-sciences, de nouvelles théories arrivent, se basent sur les cas qui marchent et cachent les cas qui ne collent pas.
Les économistes font pareil, mais à l'échelle de pays, pendant que ça va, ils s'en servent pour cautionner leurs théories, dès que ça merde, c'est la faute à autre chose.
[^] # Re: C'est beau
Posté par imr . En réponse au journal L'Europe est en récession.. Évalué à 10.
Excuse moi mais je pense que du point de vue du profil psychologique, ton explication est aux antipodes de ces hommes. Les De Gaulle ou les Mitterrand, avec des manières et probablement pour des raisons très différentes, recherchent au contraire à toujours ramener à eux tout ce qui est de l'ordre de la responsabilité, et c'est pour ça qu'ils essaient de devenir des chefs.
(Mon interprétation personnelle, dans le cas de De Gaulle, il le faisait pour une idée romanesque de lui même incarnant la france, dans le cas de mitterrand, pour une idée romanesque de lui même incarnant le pouvoir.) Et aucun des deux ne croyait aux économistes.
La phrase de de Gaulle ne dit pas que les chercheurs ne trouvent rien ou qu'ils sont inutiles, elles dit qu'il y en a plus qui ne trouvent rien que ceux qui trouvent, et que c'est ceux là qui comptent. C'est pas du tout la même chose, et s'il avait vraiment pesné ça de la recherche, il n'aurait pas basé l'indépendance de la France, son dada, sur la recherche justement; le nucléaire vient rapidement à l'esprit.
Et dans leur délire d'incarner la solution aux problèmes, l'idée d'une science économique qui permettrait de résoudre les problème et s'adapter et se préparer au futur est totalement désirable. S'ils l'ont rejetée, au fil du temps, c'est bien que ça marche pas.
Le problème de l'économie, c'est qu'il y a des chiffres, donc il y a possibilité de faire des formules mathématiques et de faire passer ça pour une science dure. Mais ça dépend de tellement de secteurs des sciences humaines sur lesquels on en est toujours à balbutier des relations après coup, que çe ne sera jamais une science dure, chiffre ou pas chiffre.
Ca me fait plus penser à la psychanalyse ou à la psychologie, on a des pratiques, parfois efficaces, on a des débuts de notion, on cerne des grands axes, on a pleins de théories, mais tant que le fonctionnement du cerveau ne sera pas mieux connu, on ne pourra pas faire le tri entre les connaissances, les dogmes et les superstitions.
Pendant ce temps, et en attendant les neuro-sciences, de nouvelles théories arrivent, se basent sur les cas qui marchent et cachent les cas qui ne collent pas.
Les économistes font pareil, mais à l'échelle de pays, pendant que ça va, ils s'en servent pour cautionner leurs théories, dès que ça merde, c'est la faute à autre chose.