je vois pas en quoi c'est choquant d’être invité par MS pour montrer les technos MS
Moi non plus, à vrai dire.
Qu'un fournisseur invite ses clients à une journée spéciale pour eux, je ne vois pas trop ce qu'il y a de choquant. On peut bien sûr prendre l'analogie du dealer, de la première dose, tout ça ... Mais la première dose ils l'ont eu il y a bien longtemps, ce n'est pas vraiment un argument. Ensuite Microsoft aurait très bien pu se contenter de "graisser la pate" des décideurs, et se foutrent des enseignants. Bon, ils organisent une journée à destination de ceux qui vont avoir besoin de ces technos, réellement. C'est plutôt une bonne chose.
Le seul truc qui me fait tiquer est la notion de convocation
Pareil.
Le cadre mérite qu'on se penche dessus. Dans quel contexte cette journée a été réalisée ? Elle compte comme un jour de formation ? Elle a été prise sur le temps libre ? Sur le temps scolaire ? (le temps scolaire ce n'est pas que le face à face, hein). S'il s'agit d'une journée de formation à caractère obligatoire, alors pourquoi n'y a t il pas eu d'appel d'offre auprès de spécialistes du secteur ? Il y a là matière à creuser, sur plusieurs points.
croire que MS va parler de logiciel libre dans sa présentation
Logiciels libres ou autre chose, on s'en fiche un peu (ici). Plus prosaïquement j'aimerai qu'on m'explique en quoi le fournisseur d'un système devient la passerelle unique de communication et de formation pour un éco-système complet ? Ce sont les ISV qui sont importants : le système on s'en tape le coquillard. Là encore, il y a matière à creuser : n'assistons nous pas à un abus de position dominante dès lors que le fournisseur du système devient la seule plateforme de communication et/ou formation entre les ISV, les vrais fournisseurs de solutions (libres ou pas) et leurs public/clients, les enseignants.
Et ce qui est Super Ultra choquant, c'est:
J'élargi en disant que ce qui est choquant c'est la vision soviétique de l'éducation nationale. Ras la casquette de ça. L'informatique prends de plus en plus d'importance : il est donc temps de revoir ce mode de fonctionnement : l'éducation n'est pas un chars soviétique qui a un besoin unique, et pour lequel un appel d'offre unique peut être passer. C'est secteur par secteur, degré par degré, que cela devrait se jouer. Le national devrait avoir l'obligation d'assurer l'interopérabilité, et c'est tout. On ne peut pas traiter des classes de primaires comme on traite des bac littéraires, des bacs pros électroniques, et des étudiants dans le supérieur : ils n'ont pas les mêmes objectifs ni les mêmes besoins pour atteindre ses objectifs.
Bref, si une société privée, quelle qu'elle soit, s'occupe d'être la passerelle unique de tout cela, alors on parle de délégation de service public. Et ceci a un cadre légal. Si la journée d'information revêt un caractère obligatoire, et le ministère enjoint ses employés à y participer, on parle de journée de formation/information : cela a aussi un cadre légal. Et si un seul fournisseur, celui du système, devient le facilitateur relationnel entre ISV et client, alors on parle d'abus de position dominante. Quant au ministère, il devrait se faire le garant de l'interopérabilité entre solutions, essentiellement, soit de définir un cahier des charges général, appliqué à tout les autres secteurs par secteurs.
Au final, ce sont les enseignants qui auront en charge d'utiliser les outils principaux, et pour certains, de présenter la diversité des outils réellement disponibles. Y compris sur les niches où il est évident que microsoft détient la meilleure solution, par exemple MSoffice pour les bacs pro secrétariat. Et même dans ces cas là, il est primordial de pouvoir présenter cette diversité. Réserver Linux aux études supérieures ete à un caste scientifique est une erreur.
[^] # Re: C'est le jeu, ma pov' lucette
Posté par bubar🦥 . En réponse à la dépêche Les inspecteurs de l’Éducation nationale convoqués chez Microsoft. Évalué à 5.
Moi non plus, à vrai dire.
Qu'un fournisseur invite ses clients à une journée spéciale pour eux, je ne vois pas trop ce qu'il y a de choquant. On peut bien sûr prendre l'analogie du dealer, de la première dose, tout ça ... Mais la première dose ils l'ont eu il y a bien longtemps, ce n'est pas vraiment un argument. Ensuite Microsoft aurait très bien pu se contenter de "graisser la pate" des décideurs, et se foutrent des enseignants. Bon, ils organisent une journée à destination de ceux qui vont avoir besoin de ces technos, réellement. C'est plutôt une bonne chose.
Pareil.
Le cadre mérite qu'on se penche dessus. Dans quel contexte cette journée a été réalisée ? Elle compte comme un jour de formation ? Elle a été prise sur le temps libre ? Sur le temps scolaire ? (le temps scolaire ce n'est pas que le face à face, hein). S'il s'agit d'une journée de formation à caractère obligatoire, alors pourquoi n'y a t il pas eu d'appel d'offre auprès de spécialistes du secteur ? Il y a là matière à creuser, sur plusieurs points.
Logiciels libres ou autre chose, on s'en fiche un peu (ici). Plus prosaïquement j'aimerai qu'on m'explique en quoi le fournisseur d'un système devient la passerelle unique de communication et de formation pour un éco-système complet ? Ce sont les ISV qui sont importants : le système on s'en tape le coquillard. Là encore, il y a matière à creuser : n'assistons nous pas à un abus de position dominante dès lors que le fournisseur du système devient la seule plateforme de communication et/ou formation entre les ISV, les vrais fournisseurs de solutions (libres ou pas) et leurs public/clients, les enseignants.
J'élargi en disant que ce qui est choquant c'est la vision soviétique de l'éducation nationale. Ras la casquette de ça. L'informatique prends de plus en plus d'importance : il est donc temps de revoir ce mode de fonctionnement : l'éducation n'est pas un chars soviétique qui a un besoin unique, et pour lequel un appel d'offre unique peut être passer. C'est secteur par secteur, degré par degré, que cela devrait se jouer. Le national devrait avoir l'obligation d'assurer l'interopérabilité, et c'est tout. On ne peut pas traiter des classes de primaires comme on traite des bac littéraires, des bacs pros électroniques, et des étudiants dans le supérieur : ils n'ont pas les mêmes objectifs ni les mêmes besoins pour atteindre ses objectifs.
Bref, si une société privée, quelle qu'elle soit, s'occupe d'être la passerelle unique de tout cela, alors on parle de délégation de service public. Et ceci a un cadre légal. Si la journée d'information revêt un caractère obligatoire, et le ministère enjoint ses employés à y participer, on parle de journée de formation/information : cela a aussi un cadre légal. Et si un seul fournisseur, celui du système, devient le facilitateur relationnel entre ISV et client, alors on parle d'abus de position dominante. Quant au ministère, il devrait se faire le garant de l'interopérabilité entre solutions, essentiellement, soit de définir un cahier des charges général, appliqué à tout les autres secteurs par secteurs.
Au final, ce sont les enseignants qui auront en charge d'utiliser les outils principaux, et pour certains, de présenter la diversité des outils réellement disponibles. Y compris sur les niches où il est évident que microsoft détient la meilleure solution, par exemple MSoffice pour les bacs pro secrétariat. Et même dans ces cas là, il est primordial de pouvoir présenter cette diversité. Réserver Linux aux études supérieures ete à un caste scientifique est une erreur.