• [^] # Re: Il n'y aurait pas un mélange FSF / Libre?

    Posté par . En réponse au journal Chute des valeurs du logiciel libre et perte d'influence de la FSF. Évalué à 2.

    Imagine un randonneur. Il a son ordinateur de poche ( tablette ), il va avoir plusieurs possibilités réelles pour valider , suivre son itinéraire, et plusieurs possibilités pour le diffuser.

    La première, il prend Ovimaps ou GoogleMaps. Il crée son itinéraire dessus, et sur place, il va pouvoir voir son évolution au regard de ce qu'il a enregistré.
    En tant que randonneur, il est libre d'utiliser ces outils qui sont mis à disposition par Google et Microsfoft/Nokia. Ces outils sont "complets", disposent de photos, et d'instruments d'analyse sans aucune commune mesure avec d'autres outils.
    Les annotations la publication et les modifications de son itinéraire sont soumises au bon vouloir des détenteurs des droits sur OviMaps et GoogleMaps.
    De même, si ce randonneur est en désaccord avec la politique de Google, si un intrus a accédé à son compte et a obligé Google à le fermer, alors, cette " liberté " d'utiliser les cartes aura pris fin.
    Du point de vue du randonneur, la liberté d'accéder à cette interface est une liberté soumise à des mesures de police, des mesures de restriction. La plus flagrante est l'usage du "Copyright" interdisant sans l'accord de Google la publication de cartes de l'itinéraire. ( Dans la pratique, c'est Google qui décide des conditions de publication, et peut modifier ces conditions à n'importe quel moment ).

    S'il utilise OpenStreetMap , il n'est pas soumis à ces restrictions sur le copyright, il peut même modifier, proposer des modifications, et publier son itinéraire sans les contraintes de copyright. Plus précisément :
    OpenStreetMap copyright

    Google Maps, c'est pas libre, et c'est pas OSI - compliant. Soit. Imaginons une cartographie OSI-compliant sans le copyleft :
    Appelons-là OSIMaps.
    l'OSI ne veut pas de " sectarisme ": Pas de fonctions de police, d'interdictions de l'accès aux cartes, contrairement à ce que Google peut faire. Mais la limite, ça va être le copyright :

    Pour le randonneur, sa liberté va ( peut-être parce qu'en fait l'OSI ne gère pas le problème ) être limitée par l'usage du Copyright sur les cartes, supports de l'itinéraire de randonnée. Et le copyright, que le modèle OSI ne gère pas, peut aller jusqu'à interdire au randonneur de publier ses propres itinéraires à partir d'OSIMaps.

    L'autre différence entre la FSF et OSI, c'est bien que la FSF appelle chaque utilisateur à voir le logiciel comme une matière première en croissance permanente.
    La rémunération ne se fait pas à priori sur la vente du millionième exemplaire du logiciel libre, mais sur le travail réalisé pour améliorer le code, la diffusion des sources existantes grossissant le flot de code déjà libéré. La FSF appelle à libérer du code, à soutenir et participer aux projets libres.

    L'OSI au contraire, confronte simplement le logiciel libre à une concurrence non libre.
    " meilleur par design ". Ce qui ne rend pas du tout attractifs les logiciels libres démarrant face à une concurrence bien installée ( cas de Gimp face à Photoshop ) tant qu'un certain nombre de qualités n'auront pas permis à ces logiciels libres de répondre aux attentes des utilisateurs. Si un logiciel propriétaire fait mieux le travail qu'un logiciel libre, l'OSI ne voit aucun inconvénient à ce que l'utilisateur se serve du meilleur outil.

    Sedullus dux et princeps Lemovicum occiditur