• # Difficulté de recrutement

    Posté par . En réponse au journal Chute des valeurs du logiciel libre et perte d'influence de la FSF. Évalué à 9.

    On parle de quoi des membres associés ou actifs ? La principale différence est qu'un membre associé cotise et bénéficie de quelques avantages permettant de se faire identifier comme membre de la FSF mais n'a pas voix au chapitre. Pour ça, il faut être coopté en tant que membre actif, c'est avant tout une protection pour éviter qu'une organisation supportant des valeurs contraires à celles défendue par la FSF puisse la corrompre. La FSF maintient les licences GNU (et par conséquence, peut affecter tout les logiciels utilisant une licence GNU avec mention or later) et coordonne le copyright de nombreux projets libres (GNU ou non), c'est un mal nécessaire.

    Si la FSF a du mal à recruter des membres associés, une campagne d'adhésion bien menée devrait pouvoir y remédier (FSF: 3000 membres associés, l'April: 5000 membres particuliers, donc pas de raison). Pour les membres actifs, c'est autre chose, il faudrait éventuellement réviser le processus de cooptation.

    Debian is dying, tué par ubuntu

    Aucun rapport, les rapports étaient déjà tendues entre la FSF et Debian, je dirais qu'Ubuntu les a même rapprochés un peu plus. Ubuntu a un système de valeurs différent de celui de la FSF ou Debian, et occupe une grande partie de l'espace médiatique alloué au libre donc ça n'aide pas. Plutôt que d'accuser Ubuntu de tout les maux médiatiques du libre, il faudrait se bouger le cul pour y remédier (FSF et libristes - y compris ceux au sein d'Ubuntu)

    Difficulté de s'occuper des nouveaux marchés

    C'est vrai, même si l'AGPL est une tentative de contrer le cloud computing, ça n'a pas eu le succès escompté. Néanmoins, maigre consolation, l'industrie a totalement intégré l'open source (et pas le libre) dans sa stratégie, la plupart des acteurs du cloud computing qui montent reposent sur du logiciel libre ou le sont eux-même.
    Quant à l'embarqué, les solutions basés sur Linux plus ou moins ouvertes taillent des croupières aux solutions Microsoft.

    Le schisme de la GPL

    Le schisme a été provoqué par les défenseurs de l'open source mais pas du logiciel libre, si ils en avaient la possibilité, ils auraient imposés une licence BSD/MIT. Mettre ce schisme sur le dos de la FSF, c'est un peu de la mauvaise foi.

    Intégrisme dans les positions de la FSF

    La FSF est la gardienne du temple, ce n'est pas tant de l'intégrisme que de l'intégrité morale. On peut effectivement regretter que la FSF n'aille pas plus à la rencontre des communautés libristes pour des "futilités", ça limite son influence. Mais pour être honnête, la FSF (ou même RMS) n'a jamais refusé le dialogue, ils sont accessibles et disponibles.

    Richard Stallman, le gaffeur

    RMS est la figure charismatique du mouvement libriste, mais c'est un très mauvais communiquant. La FSF devrait réfléchir à embaucher un porte-parole ou du moins un marketeux pour lisser son discours vis à vis du grand public. Éventuellement, mettre plus en avant, les autres personnes habilités à s'exprimer au nom de la FSF et du projet GNU.