Il me semble aussi que, dans un monde dominé par l’argent, le monde du « libre » ne s’interroge pas assez sur ses ressources et sur les formes de reconnaissance qu’il pourrait demander.
Car, au fond, qu’est-ce que le monde du « libre » pour le monde de l’entreprise ? des fous qui fournissent des ressources gratuitement, contre rien, à qui on peut exiger des tas de trucs. Il suffit de voir le nombre d’entreprises qui ont commencé à chialer sur le nouveau mode de développement de Firefox. Pourtant, que font ces entreprises pour Firefox ?
Par ailleurs, la démocratisation des nouvelles technologies nous a amené des tas de gens qui pensent en clients, et attendent du libre la même chose que s’ils avaient payé pour tout ça. Là encore, le monde du « libre » est vu comme une bande de fous qui fournissent un travail considérable gratuitement, à qui on peut exiger des tas de trucs.
Ce que je constate, c’est que plus on fait progresser son projet, plus l’on attend de vous, et plus on vient râler... Mais ces râleurs fournissent-ils de l’aide ? Non, pour la plupart, ils attendent. Font-ils seulement avancer le projet avec leurs critiques ? Non, ils se contentent de dire ce qu’on devrait faire, sans se soucier des raisons des choix précédents ou même de la complexité des demandes.
Autrement dit, quand on se place comme serviteur, on se sert de vous et de vos ressources. Il n’est donc pas étonnant que le monde privé/privateur/boitenoire avance plus vite. L’un sert beaucoup l’autre, mais l’autre est loin de servir autant en retour (même s’il y a de notables exceptions). Ce ne serait pas grave si les utilisateurs eux-mêmes fournissaient en retour, mais... la plupart préfèrent dépenser des fortunes en iAmCool. Du coup, il n’est pas surprenant que beaucoup préfèrent développer des apps pour faire raquer le cochon d’utilisateur.
Peut-être que le « libre » a trop rêvé un nouveau monde, et que la démocratisation de l’informatique a ruiné ce rêve ? Après tout, qui veut travailler gratuitement ? Qui veut se soucier de toute cette technique ? Qui a assez d’intelligence et de connaissances pour être autre chose qu’un client ? Le monde du « libre », c’est un milieu élitiste qui peine à éduquer les masses à son idéal, problème sur lequel beaucoup se sont cassé les dents.
Bon, ceci dit, est-ce que le « libre » recule ? Difficile à dire... Je ne suis pas convaincu.
# Ressources ?
Posté par coid . En réponse au journal Chute des valeurs du logiciel libre et perte d'influence de la FSF. Évalué à 10.
Il me semble aussi que, dans un monde dominé par l’argent, le monde du « libre » ne s’interroge pas assez sur ses ressources et sur les formes de reconnaissance qu’il pourrait demander.
Car, au fond, qu’est-ce que le monde du « libre » pour le monde de l’entreprise ? des fous qui fournissent des ressources gratuitement, contre rien, à qui on peut exiger des tas de trucs. Il suffit de voir le nombre d’entreprises qui ont commencé à chialer sur le nouveau mode de développement de Firefox. Pourtant, que font ces entreprises pour Firefox ?
Par ailleurs, la démocratisation des nouvelles technologies nous a amené des tas de gens qui pensent en clients, et attendent du libre la même chose que s’ils avaient payé pour tout ça. Là encore, le monde du « libre » est vu comme une bande de fous qui fournissent un travail considérable gratuitement, à qui on peut exiger des tas de trucs.
Ce que je constate, c’est que plus on fait progresser son projet, plus l’on attend de vous, et plus on vient râler... Mais ces râleurs fournissent-ils de l’aide ? Non, pour la plupart, ils attendent. Font-ils seulement avancer le projet avec leurs critiques ? Non, ils se contentent de dire ce qu’on devrait faire, sans se soucier des raisons des choix précédents ou même de la complexité des demandes.
Autrement dit, quand on se place comme serviteur, on se sert de vous et de vos ressources. Il n’est donc pas étonnant que le monde privé/privateur/boitenoire avance plus vite. L’un sert beaucoup l’autre, mais l’autre est loin de servir autant en retour (même s’il y a de notables exceptions). Ce ne serait pas grave si les utilisateurs eux-mêmes fournissaient en retour, mais... la plupart préfèrent dépenser des fortunes en iAmCool. Du coup, il n’est pas surprenant que beaucoup préfèrent développer des apps pour faire raquer le cochon d’utilisateur.
Peut-être que le « libre » a trop rêvé un nouveau monde, et que la démocratisation de l’informatique a ruiné ce rêve ? Après tout, qui veut travailler gratuitement ? Qui veut se soucier de toute cette technique ? Qui a assez d’intelligence et de connaissances pour être autre chose qu’un client ? Le monde du « libre », c’est un milieu élitiste qui peine à éduquer les masses à son idéal, problème sur lequel beaucoup se sont cassé les dents.
Bon, ceci dit, est-ce que le « libre » recule ? Difficile à dire... Je ne suis pas convaincu.